Vue depuis le chemin du Charme et du Carrosse, montrant la situation du projet autorisé par le PC 2019, en covisibilité avec l’église et le cimetière (Carré de Port-Royal), tous deux Monuments historiques.
Photo du 01.02.2025
PC 2019 – travaux commencés fin 2022 et seraient toujours en cours (PCM déposé en mai 2025). La photo illustre l’impact de la réalisation sur le cône de visibilité du site classé.
Contexte général
Dans le cadre du suivi des projets situés, sur la commune de Saint-Lambert-des-Bois, dans les sites classés du Fond Bireau et de la Vallée du Rhodon, notre association a consulté les pièces du permis de construire délivré le 25 avril 2019 .
Lors de cette consultation, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF)— requis pour tout projet situé en site classé et en covisibilité avec un Monument historique — n’a pas pu être retrouvé dans les documents disponibles.
Démarche engagée
Afin de mieux comprendre les conditions d’instruction de ce permis, nous avons adressé, le 30 novembre 2025,un courrier à la Directrice de l'Unité départementale de l'architecture et du partimoine (UDAP) des Yvelines.
Courrier de l’AAVRE à la Directrice de l’UDAP des Yvelines
Aspect visuel
Vue depuis le chemin de la Messe, la réalisation (PC 2019 - travaux débutés fin 2022 et seraient toujours en cours avec un PCM 2025) . A droite, dans le contour jaune, apparaît une faible partie de l’église, illustrant la covisibilité avec le Monument historique.
Objet de notre démarche
Notre courrier vise simplement à obtenir des informations factuelles :
l’existence ou non d’un avis ABF rendu en 2018,
son contenu éventuel,
et sa date de transmission aux services instructeurs.
Notre démarche s’inscrit dans un objectif de transparence et de compréhension des procéduresapplicables en sites classés et en covisibilité avec des Monuments historiques.
Pourquoi c’est important
Parce que les règles qui protègent nos paysages et notre patrimoine commun ne sont pas symboliques :
elles garantissent que chaque construction respecte l’histoire, l’identité et la qualité de nos sites.
Quand un avis clé disparaît ou n’est pas transmis, c’est toute la chaîne de protection du patrimoine qui se trouve fragilisée.
Notre démarche n’est ni polémique ni accusatoire :
elle vise seulement à comprendre comment un tel dossier a pu être instruit sans transparence complète.
À suivre
Nous publierons la réponse de l’UDAP dès qu’elle nous parviendra.
Nous poursuivrons nos actions pour défendre la Vallée du Rhodon, le Fond Bireau et les Monuments historiques qui en font la valeur exceptionnelle.
Réunion de l'AAVRE du 20 novembre en mairie de Saint-Lambert : des confirmations … et des contradictions.
Le 20 novembre 2025, l’AAVRE a été reçue par M. le Maire pour aborder trois points essentiels :
les permis de construire, dont un délivré en 2019en covisibilité avec les deux Monuments historiques (église et cimetière),
le permis de l'AVVEJ délivré en 2022,
et le tableau financier du Manoir et de l’Espace associatif.
1. Permis de construire en covisibilité avec l'église et le cimetière (2019)
Le maire a confirmé que ce projet, pourtant en zone naturelle (N), n’aurait pas nécessité d’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF).
Nous rappelons que l’avis de l’ABF n’est pas conditionné par le zonage, mais par la co-visibilité avec des Monuments historiques. Dans ce cas, l’avis est obligatoire et conforme : l’autorité compétente doit s’y conformer pour délivrer l’autorisation.
Or, l'arrêté ministériel daté du 15 février 2019 mentionne explicitement un avis ABF, formulé en commission des sites du 9 octobre 2018, indiquant :
« … le parti architectural contemporain très affirmé et d’une indéniable qualité… ».
Vue sur l'extension correspondant au "parti architectural contemporain très affirmé" – évoquant l’esthétique de Le Corbusier – depuis le chemin de la Messe, et aperçu, à droite, d'une faible partie de l'église dans le contour jaune.
Monument historique de grande valeur architecturale et patrimoniale.
Cette contradiction montre qu’un avis ABF existe bien pour ce projet et qu’il a été omis ou non conservé en mairie.
L’AAVRE a demandé à la commune :
de revérifier ses archives,
et, si nécessaire, de solliciter cet avis auprès du ministère compétent.
2. Permis AVVEJ (2022)
Lors de la réunion, le maire a reconnu que l’avis ABF présent au dossier — portant sur une « maison avec garage » — résultait d’une erreur de copier-coller.
Autrement dit, l’avis ne correspond pas au projet réel, qui concerne :
la reconstruction d’un foyer
et la rénovation d’un bâtiment “halle”.
L’AAVRE a demandé :
qu’un nouvel avis conforme soit sollicité auprès de l’ABF,
et que cet avis régularisé soit communiqué à l’association.
Ce point rejoint la question déjà soulevée dans la NI 57, restée sans réponse depuis juillet 2025.
D’après les premières pages consultées en juillet, l'aspect architectural du projet semble s'inscriredans une démarched'amélioration du site.
3. Tableau financier – Manoir et Espace associatif
Le tableau communiqué par la mairie doit être corrigé etcomplété afin de refléter la réalité des dépenses et des différents taux de TVA (rénovation logements 10% - rénovation énergétique 5,5%).
En particulier, doivent être intégrés pour l’Espace associatif :
les honoraires de maîtrise d’œuvre (MOE),
et l'ensemble des études techniques.
Une version mise à jour, complète et transparente a été demandée.
Ce que nous retenons
La transparence promise reste partielle.
Des erreurs administratives sérieuses persistent dans les dossiers d’urbanisme.
L’AAVRE poursuit une démarche de vérification factuelle et constructive.
« L’accès aux documents publics n’est pas un privilège, c’est un droit. » (Code des relations entre le public et l’administration – articles L311-1 et suivants)
Prochaine étape
L’association attend :
la copie régulière de l’avis ABF rectifié pour l’AVVEJ,
L’AAVRE poursuit son action pour la préservation du site classé de Saint-Lambert-des-Bois.
À la suite de décisions autorisant deux permis en site classé, que nous estimons incompatibles avec les règles de protection, nous avons officiellement alerté la Direction Régionale de l’Environnement (DRIEAT).
Un courrier argumenté a été adressé ce 24 octobre à l’Inspectrice des sites des Yvelines.
Dans cette lettre, nous demandons :
- le retour à une doctrine claire et cohérente dans les avis rendus en site classé
- la garantie que tout projet non conforme aux prescriptions du site classé reçoive un avis défavorable ; - l’ouverture d’un dialogue constructif réunissant DRIEAT, ABF et AAVRE
Notre objectif reste constant : protéger durablement le paysage et le patrimoine qui font l’identité de notre vallée et du village.
Nous vous tiendrons informés des suites qui seront données à cette démarche, et nous remercions chaleureusement tous ceux qui nous soutiennent dans ces actions.
Nous illustrons ci-dessous l’un de ces projets, afin que chacun puisse constater les transformations en cours dans un secteur protégé.
Photo 1 – Extension (PC 25/04/2019 - chantier : fin 2022 à 2024)
Façade visible depuis l’espace public,
en covisibilité avec l'Eglise et le Cimetière,
deux monuments historiques. Prise depuis l’espace public – février 2025
Photo 2– L'extension avectoit-terrasse à plus de 6 m,
sur la façade côté chemin de la Messe,
située dans le cône de protection visuelle défini au PLU
pour l’entrée du village.
Prise depuis l’espace public – février 2025
L’AAVRE avait confirmé, lors des enquêtes publiques relatives au PLU 2018 puis à sa modification de 2022, son désaccord sur certaines dispositions susceptibles de menacer la cohérence architecturale du site, héritée de générations d’habitants attachés à leur cadre de vie.
Malgré ces réserves, les élus et services de l’État ont validé un PLU qui, par son laxisme, permet aujourd’hui des autorisations contraires à l’esprit du classement.
Ce constat illustre bien les limites d’un PLU trop déconnecté des enjeux de site classé, malgré l'implication de Bureaux d'études en urbanisme, où la logique d'une architecture inspirée de villes nouvelles,tournée vers la modernité des formes, a pris le pas sur la continuité de l’architecture rurale traditionnelle, pourtant indissociable de l’identité du village.
Ce constat met également en lumière une dérive introduite par le PLU de 2018 :
en fixant la hauteur maximale des acrotères de toits-terrasses à 4 mètres pour les constructions nouvelles, le règlement semblait initialement limiter ces volumes à des plain-pieds.
Cependant, la possibilité d’aligner cette hauteur sur celle des bâtiments existants dans le cas d’extensions a conduit à un effet inverse : la transformation de maisons traditionnelles en un immeuble à toits plats sur trois niveaux, en contradiction directe avec la typologie du bâti rural et l’esprit du site classé.
Sont-ce des demandes explicites de propriétaires, qui ont mené à une telle aberration. Cette évolution interroge sur les conditions dans lesquelles cette disposition a été introduite et validée, alors même qu’elle fragilise la cohérence architecturale que le classement visait à préserver.
L’AAVRE appellera la mairie à procéder sans délai à une révision rigoureuse de ces dispositions, condition indispensable pour rétablir la cohérence entre urbanisme et site classé.
L e cimetière ancien de Saint-Lambert est un site classé, "protégé" au titre des monuments historiques depuis 1926 avec le " carré de Port-Royal " mémorial du déplacement des corps du cimeti...
permet lors de la demande du permis de construire, de renier l'architecture classique du village, et son site doublement classé.
Permis de construire 2019 - Réalisation 2023
Le Ministre renforce la déconstruction de notre patrimoine classé, en autorisant ce PC avec une prescription mineure, sans contrôler sa conformité au PLU, et sans contrôler la conformité du PLU à la préservation de nos deux Sites classés, le Cimetière et la Vallée.
Permis de construire 2022 - Réalisation 2023/2024
A nouveau, le Ministre renforce la déconstruction de notre patrimoine classé, en autorisant ce PC avec une prescription mineure, sans contrôler sa conformité au PLU, et sans contrôler la conformité du PLU à la préservation de nos deux Sites classés, le Cimetière et la Vallée.
Mais cette fois pas de nom, pas de signature et
pas de date
Devons-nous déposer des recours contentieux contre
les Architectes, le Maire et/ou les services de l'Etat ?
Ci-dessous notre note 37
avec photos de 4 réalisations sur les 5 réalisées avec "toit-terrasse"
sur la modification n° 1 du PLU 2018, qui est encore discutable, malgré la réintégration des règles de construction dans les zones U créées au PLU de 2018.
lors de notre réunion de concertation du 21 février 2022, la note de présentation de nos demandes avec notre plaquette " Veiller sur le site classé de la Haute Vallée de Chevreuse pour le transmettre aux générations futures ».
Nous avons rappelé que le classement de la Vallée du Rhodon par décret du 7 juillet 1982, est une protection juridique pérenne de niveau national, et qu'elle n'a pas été respectée dans le PLU adopté en 2018, alors qu'elle est une servitude publique qui s'impose au PLU.
Le PLU voté en 2018 est de ce fait illégal,
il doit être révisé et non modifié.
Différence entre modification et révision:
la Modification d'un PLU est une modification d’aménagement d’une zone sans changement de la zone, alors qu’une révision d'un PLU est une demande de faire passer une zone dans une nouvelle catégorie.
En conséquence nous demandons une révision pour reclasser les zones N déclassées en zones Ux pour la source, le Prieuré St-Benoît et la parcelle du projet annulé de la station d'épuration.
Nous avons suggéré à la commission "Spécial PLU"
De déposer une demande officielle d'autorisation de modification de zonage, laquelle sera délivrée par le Préfet ou par le Ministre de l'environnement selon l'ampleur de la demande de modification de zonage.
La réponse de la commission
Avec le nouveau PLU les zones Ux seront plus restrictives que les zones N du POS.
Notre réponse: Les zones N sont toujours plus restrictives que les zones U, si les règles sont respectées, cela n'a pas toujours été le cas.
Si la commission souhaite, comme nous le souhaitons, aussi, avoir des zones plus restrictives et un zonage simplifié, il suffit de modifier les zones UB et UH en zone N, moins permissive, comme l'a fait la commune de Milon dans son PLU 2017, avec comme seule possibilité l'extension mesurée de l'existant. Voir dans notre note le plan PLU de Milon avec seulement deux zones, et le plan PLU de St-Lambert avec 4 zones d'habitations, soit 5 zones avec les zones Ux.