Merci à Jean-Jacques Bernard, Saint-Rémois et collectionneur de cartes postales anciennes, qui nous a confié cette superbe carte postale issue de sa collection pour enrichir celle notre blog.
LA VALLEE DU RHODON
Cette scène de cueillette des fraises à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, dans la vallée du Rhodon, montre plusieurs habitants au travail dans les champs.
Toute la force de cette image est de révéler bien plus qu’une simple activité agricole. Elle donne à voir une communauté : hommes et femmes réunis dans un effort commun, incarnant une sociabilité rurale, une solidarité quotidienne et une cohésion locale aujourd’hui en grande partie effacées par les transformations du territoire.
Cette carte postale porte ainsi la mémoire collective d’une vallée habitée, cultivée et unie par des gestes partagés.
Le contraste entre la sérénité apparente du paysage et ce qu’il laisse deviner d’un monde aujourd’hui disparu est particulièrement émouvant. Cette carte n’est pas seulement remarquable par sa qualité esthétique ; elle l’est aussi parce qu’elle préserve la trace d’une identité locale.
À l’époque, la vallée n’était pas encore classée, et il n’existait ni inspecteur des Sites ni architecte des Bâtiments de France ; le paysage se façonnait encore dans le cours ordinaire de la vie rurale. Cette carte postale conserve la mémoire de cet ancien visage de la vallée.
Ci-dessous la Note d’Information n°60, actualisée à la suite des derniers échanges avec M. le Maire de Saint-Lambert-des-Bois.
Le 26 février 2026, M. le Maire a indiqué considérer que les documents administratifs relatifs au chantier de la mare de Vaumurier avaient été consultables lors de la réunion du 17 février.
L’AAVRE maintient sa demande de transmission écrite des pièces (titres de propriété, devis détaillés, délibérations et autorisations), conformément au droit d’accès aux documents administratifs.
Les éléments communiqués par écrit par M. le Maire appellent plusieurs interrogations, notamment :
L’articulation entre les montants de 80 000 € HT (marché signé le 1er décembre 2025) et les 110 000 € HT évoqués en réunion ;
Le dépôt d’une Déclaration Préalable le 10 février 2026, postérieure au démarrage des travaux ;
Les modalités de réalisation et de facturation de la Déclaration Préalable (DP) ;
Le calendrier des délibérations budgétaires correspondantes.
Par ailleurs, à la date du 25 février, les comptes rendus du Conseil Municipal postérieurs au 7 avril 2025 n’étaient pas accessibles en ligne ; ils ont depuis été publiés.
L’AAVRE poursuivra son examen du dossier dans un esprit de transparence et de respect des procédures administratives et environnementales.
Nous publions notre note d’information n°59 relative aux travaux récents de rénovation de la toiture du Manoir de Saint-Lambert.
Des traces d’humidité importantes sont visibles en partie haute de la façade à l’issue des travaux. Nous avons adressé un courrier à la mairie le 9 février 2026 afin d’obtenir des précisions techniques. Lors d’un échange récent, il nous a été indiqué qu’aucune réponse ne serait apportée à ce courrier.
Dans un souci de transparence et d’information des habitants, nous partageons donc les éléments constatés.
À cette occasion, nous vous invitons à découvrir nos engagements en faveur de la nature, de la préservation des paysages et du respect du droit, ainsi que nos sincères remerciements pour votre soutien.
Responsabilité de l’ABF et de l’Inspection des Sites depuis des décennies
Site classé du Fond Bireau
Arrêté du 18 novembre 1954
Le classement du Fond Bireau avait pour objet explicite la préservation du cône de vue historique reliant l’église, le cimetière ancien (Carré de Port-Royal) et le vallon, dans un paysage ouvert caractérisé par la profondeur des perspectives, la lumière et la simplicité de la composition paysagère.
Un extrait de notre blog ↗, reproduit ci-dessous, illustrant
l’objectif initial de protection du site classé du Fond Bireau.
La carte postale ancienne illustre sans ambiguïté l’intention
du classement:
Garantir la lisibilité du monument dans son site,
protéger les perspectives lointaines et empêcher
toute obstruction durable du champ de visibilité.
Un paysage ouvert historiquement structurant
Depuis la rue de Port-Royal, le paysage se caractérisait par
une grande ouverture visuelle, dont la qualité esthétique
reposait sur l’étendue des vues, la lumière et la simplicité
de la composition paysagère.
Une saisine officielle de l’Inspection des Sites
Le 6 décembre 2025, l’AAVRE a saisi officiellement la Directrice de l’Inspection des Sites pour demander un réexamen complet du permis de construire délivré en 2019 dans le site classé du Fond Bireau.
Un site à protection exceptionnelle
Le site concerné cumule plusieurs niveaux de protection :
site classé du Fond Bireau (arrêté du 18 novembre 1954),
l’église de Saint-Lambert (Monument historique inscrit en 1926)
Situation dans le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse (depuis 1985)
L’objectif initial du classement : un cône de vue protégé
Le classement de 1954 visait explicitement à préserver le cône de vue historique reliant l’église, l’ancien cimetière et le vallon, dans un paysage ouvert caractérisé par la profondeur des perspectives et la lisibilité du monument.
n’a fait l’objet d’aucun des contrôles légalement requis pour assurer la protection effective des sites classés et des Monuments historiques.
Un permis de construire délivré en contradiction avec ces protections
Un permis de construire du 25 avril 2019 a autorisé :
l’extension d’une habitation construite dans les années 1970,
dans le périmètre du site classé du Fond Bireau.
Les travaux ont débuté fin 2022 et seraient toujours en cours, avec le dépôt d’un permis modificatif en mai 2025.
Photos du 01.02.2025 de la réalisation du PC 2019
Vue depuis "le chemin de la Messe", la réalisation (PC 2019 sur le Fond Bireau - travaux débutés fin 2022 et seraient toujours en cours avec un PCM 2025) . A droite, dans le contour jaune, une faible partie de l’église apparaît encore... témoignant de la covisibilité directe avec le Monument historique.
Vue depuis l'entrée du Cimetière (MH classé) et de l'Eglise (MH inscrit)
Cette situation est incompréhensible — et inacceptable.
Les deux photos révèlent l’ampleur de l’atteinte portée
au site classé : d’un côté une façade vitrée, de l’autre
une façade béton surmontée d’un toit-terrasse culminant
à plus de 6 m — en contradiction manifeste avec les règles
de hauteur issues du PLU 2018/2023 (4 m), et, pour mémoire
le POS 2007 interdisait les toits-terrasses et
les fenêtres plus larges que hautes (?).
Cette extension referme le cône de visibilité pourtant
protégé depuis 1954 par un classement national.
Pourquoi une telle démarche ?
a) Des obligations légales ignorées ou introuvables
À ce jour :
l’avis obligatoire de l’Architecte des Bâtiments de France "n’a jamais été communiqué malgré nos demandes",
des travaux ont été réalisés sans autorisation spéciale en site classé,
le cône de vue protégé par le classement de 1954 est presque entièrement obstrué,
l’avis de l’État du 16 octobre 2025 ne tient aucun compte de ces irrégularités,
et plusieurs courriers officiels adressés aux services de l’État sont restés sans réponse.
Pour un site doublement classé et placé en covisibilité directe avec deux Monuments historiques, dont l’un classé dès 1926, cette accumulation interroge gravement l’efficacité – ou la volonté – des services chargés de veiller à la préservation du patrimoine,en appliquant les lois qu’ils ont précisément pour mission de faire respecter.
b) Ce que l’AAVRE exige de l’Inspection des Sites
Nous demandons :
le réexamen intégral du permis de 2019 ;
la suspension immédiate de l’avis rendu le 16 octobre 2025;
la confirmation, ou non, de l’existence de l’avis ABF de 2018, jamais communiqué ;
un contrôle sur site (haies illégales, terrassements irréguliers, impact paysager réel) ;
la saisine du Préfet, de la DRAC et de la DDT.
Télécharger ci-dessous notre courrier du 6 décembre :
Comment l’État a-t-il pu laisser se dégrader un site doublement classé placé en covisibilité avec deux Monuments historiques, alors que sa mission est précisément d’en assurer la protection ?
d) Conclusion
L’AAVRE considère que le patrimoine n’est pas négociable.
Nous poursuivrons notre action tant que:
lalumière ne sera pas faite sur l’instruction de ce dossier
que la protection du site classé ne sera pas pleinement rétablie, et
que le PLU 2018/2024, inadapté aux sites classés, ne sera pas révisé afin d’assurer une protection réelle des Monuments historiques et des sites classés, et non un PLU établi sur mesure pour permettre une telle réalisation, voir notre Note d'informations 28 ↗.
Face à l’incapacité des services de l’État à garantir la protection des sites classés et des Monuments historiques, la vigilance collective devient aujourd’hui indispensable.
Nous publierons la réponse de la Direction de l’Inspection des Sites dès qu’elle nous sera communiquée.
Vue depuisle chemin du Charme et du Carrosse, montrant la situation du projet autorisé par le PC 2019, en covisibilité avec l’église et le cimetière (Carré de Port-Royal *), tous deux protégés au titre des Monuments historiques.
*Lesossements exhumés d'au moins 3000 solitaires et religieuses,dont une cinquantaine d'abbesses, déposés de 1711 à 1712, constituent un lieu de mémoire majeur, lié à l’histoire de Port-Royal des Champs.
Ces communautés ont façonné pendant près de six siècles le temporel de Port-Royal, l’organisation agricole, forestière et paysagère de la vallée.
Photos du 16.01.2024
Rappel de la notice architecturale et paysagère produite au dossier de permis, présentant une insertion paysagère manifestement non sincère et de nature à induire en erreur l’autorité administrative quant à l’impact réel du projet, voir le lien ↗.
Photo du 01.02.2025
Vue depuisl'entrée du Cimetière (MH classé) et de l'Eglise (MH inscrit), la photo illustre l’impact de la réalisation sur le cône de visibilité du site classé.
Permis de construire du 25 avril 2019
Les travaux ont commencés fin 2022 et seraient toujours en cours (PCM déposé en mai 2025).
Contexte général
Dans le cadre du suivi des projets situés, sur la commune de Saint-Lambert-des-Bois, dans les sites classés du Fond Bireau et de la Vallée du Rhodon, notre association a consulté les pièces du permis de construire délivré le 25 avril 2019 .
Lors de cette consultation, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF)— requis pour tout projet situé en site classé et en covisibilité avec un Monument historique — n’a pas pu être retrouvé dans les documents disponibles.
Ce lieu de mémoire, classé Monument historique dès 1926, constitue avec l’église un ensemble patrimonial indivisible, dont la lisibilité paysagère et les relations visuelles avec le site classé du Fond Bireau sont explicitement protégées.
À ce titre, tout projet situé dans leur champ de covisibilité est soumis aux dispositions du Code du patrimoine et devait obligatoirement faire l’objet d’un avis conforme de l’Architecte des Bâtiments de France, ainsi que d’une analyse précise de l’impact sur le cône de vue protégé par le classement de 1954.
Démarche engagée
Afin de mieux comprendre les conditions d’instruction de ce permis, nous avons adressé, le 30 novembre 2025,un courrier à la Directrice de l'Unité départementale de l'architecture et du partimoine (UDAP) des Yvelines.
Courrier de l’AAVRE à la Directrice de l’UDAP des Yvelines
Aspect visuel
Vue depuis le chemin de la Messe, la réalisation (PC 2019 - travaux débutés fin 2022 et seraient toujours en cours avec un PCM 2025) . A droite, dans le contour jaune, apparaît une faible partie de l’église, illustrant la covisibilité avec le Monument historique.
Objet de notre démarche
Notre courrier vise simplement à obtenir des informations factuelles :
l’existence ou non d’un avis ABF rendu en 2018,
son contenu éventuel,
et sa date de transmission aux services instructeurs.
Notre démarche s’inscrit dans un objectif de transparence et de compréhension des procéduresapplicables en sites classés et en covisibilité avec des Monuments historiques.
Pourquoi c’est important
Parce que les règles qui protègent nos paysages et notre patrimoine commun ne sont pas symboliques :
elles garantissent que chaque construction respecte l’histoire, l’identité et la qualité de nos sites.
Quand un avis clé disparaît ou n’est pas transmis, c’est toute la chaîne de protection du patrimoine qui se trouve fragilisée.
Notre démarche n’est ni polémique ni accusatoire :
elle vise seulement à comprendre comment un tel dossier a pu être instruit sans transparence complète.
Point important
Lors de l’affichage du permis de construire, les tiers ne pouvaient raisonnablement imaginer que l’autorisation portait sur un projet d’extension d’habitation à l’architecture contemporaine très affirmée, de type « Le Corbusier », implanté dans un site doublement classé et en covisibilité directe avec deux Monuments historiques.
Cette présentation a eu pour effet de neutraliser l’exercice effectif des voies de recours, faute d’une information sincère et complète sur :
la nature réelle du projet,
sa volumétrie,
et son impact paysager effectif sur le site classé et les Monuments historiques.
À suivre
Nous publierons la réponse de l’UDAP dès qu’elle nous parviendra.
Nous poursuivrons nos actions pour défendre la Vallée du Rhodon, le Fond Bireau et les Monuments historiques qui en font la valeur exceptionnelle.
Site classé du Fond Bireau - arrêté du18 novembre 1954
Le classement du Fond Bireau avait pour objet explicite
la préservation du cône de vue historique reliant l’église,
le cimetière ancien (Le Carré de Port-Royal) et le vallon,
dans un paysage ouvert caractérisé par la profondeur des perspectives, la lumière et la simplicité de la composition paysagère.
Voir ci-dessous un extrait de notre blog illustrant
l’objectif initial de protection du site classé du Fond Bireau.
Réunion de l'AAVRE du 20 novembre en mairie de Saint-Lambert : des confirmations … et des contradictions.
Le 20 novembre 2025, l’AAVRE a été reçue par M. le Maire pour aborder trois points essentiels :
les permis de construire, dont un délivré en 2019en covisibilité avec les deux Monuments historiques (église et cimetière),
le permis de l'AVVEJ délivré en 2022,
et le tableau financier du Manoir et de l’Espace associatif.
1. Permis de construire en covisibilité avec l'église et le cimetière (2019)
Le maire a confirmé que ce projet, pourtant en zone naturelle (N), n’aurait pas nécessité d’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF).
Nous rappelons que l’avis de l’ABF n’est pas conditionné par le zonage, mais par la co-visibilité avec des Monuments historiques. Dans ce cas, l’avis est obligatoire et conforme : l’autorité compétente doit s’y conformer pour délivrer l’autorisation.
Or, l'arrêté ministériel daté du 15 février 2019 mentionne explicitement un avis ABF, formulé en commission des sites du 9 octobre 2018, indiquant :
« … le parti architectural contemporain très affirmé et d’une indéniable qualité… ».
Vue sur l'extension correspondant au "parti architectural contemporain très affirmé" – évoquant l’esthétique de Le Corbusier – depuis le chemin de la Messe, et aperçu, à droite, d'une faible partie de l'église dans le contour jaune.
Monument historique de grande valeur architecturale et patrimoniale.
Cette contradiction montre qu’un avis ABF existe bien pour ce projet et qu’il a été omis ou non conservé en mairie.
L’AAVRE a demandé à la commune :
de revérifier ses archives,
et, si nécessaire, de solliciter cet avis auprès du ministère compétent.
2. Permis AVVEJ (2022)
Lors de la réunion, le maire a reconnu que l’avis ABF présent au dossier — portant sur une « maison avec garage » — résultait d’une erreur de copier-coller.
Autrement dit, l’avis ne correspond pas au projet réel, qui concerne :
la reconstruction d’un foyer
et la rénovation d’un bâtiment “halle”.
L’AAVRE a demandé :
qu’un nouvel avis conforme soit sollicité auprès de l’ABF,
et que cet avis régularisé soit communiqué à l’association.
Ce point rejoint la question déjà soulevée dans la NI 57, restée sans réponse depuis juillet 2025.
D’après les premières pages consultées en juillet, l'aspect architectural du projet semble s'inscriredans une démarched'amélioration du site.
3. Tableau financier – Manoir et Espace associatif
Le tableau communiqué par la mairie doit être corrigé etcomplété afin de refléter la réalité des dépenses et des différents taux de TVA (rénovation logements 10% - rénovation énergétique 5,5%).
En particulier, doivent être intégrés pour l’Espace associatif :
les honoraires de maîtrise d’œuvre (MOE),
et l'ensemble des études techniques.
Une version mise à jour, complète et transparente a été demandée.
Ce que nous retenons
La transparence promise reste partielle.
Des erreurs administratives sérieuses persistent dans les dossiers d’urbanisme.
L’AAVRE poursuit une démarche de vérification factuelle et constructive.
« L’accès aux documents publics n’est pas un privilège, c’est un droit. » (Code des relations entre le public et l’administration – articles L311-1 et suivants)
Prochaine étape
L’association attend :
la copie régulière de l’avis ABF rectifié pour l’AVVEJ,
L’AAVRE poursuit son action pour la préservation du site classé de Saint-Lambert-des-Bois.
À la suite de décisions autorisant deux permis en site classé, que nous estimons incompatibles avec les règles de protection, nous avons officiellement alerté la Direction Régionale de l’Environnement (DRIEAT).
Un courrier argumenté a été adressé ce 24 octobre à l’Inspectrice des sites des Yvelines.
Dans cette lettre, nous demandons :
- le retour à une doctrine claire et cohérente dans les avis rendus en site classé
- la garantie que tout projet non conforme aux prescriptions du site classé reçoive un avis défavorable ; - l’ouverture d’un dialogue constructif réunissant DRIEAT, ABF et AAVRE
Notre objectif reste constant : protéger durablement le paysage et le patrimoine qui font l’identité de notre vallée et du village.
Nous vous tiendrons informés des suites qui seront données à cette démarche, et nous remercions chaleureusement tous ceux qui nous soutiennent dans ces actions.
Nous illustrons ci-dessous l’un de ces projets, afin que chacun puisse constater les transformations en cours dans un secteur protégé.
Photo 1 – Extension (PC 25/04/2019 - chantier : fin 2022 à 2024)
Façade visible depuis l’espace public,
en covisibilité avec l'Eglise et le Cimetière,
deux monuments historiques. Prise depuis l’espace public – février 2025
Photo 2– L'extension avectoit-terrasse à plus de 6 m,
sur la façade côté chemin de la Messe,
située dans le cône de protection visuelle défini au PLU
pour l’entrée du village.
Prise depuis l’espace public – février 2025
L’AAVRE avait confirmé, lors des enquêtes publiques relatives au PLU 2018 puis à sa modification de 2022, son désaccord sur certaines dispositions susceptibles de menacer la cohérence architecturale du site, héritée de générations d’habitants attachés à leur cadre de vie.
Malgré ces réserves, les élus et services de l’État ont validé un PLU qui, par son laxisme, permet aujourd’hui des autorisations contraires à l’esprit du classement.
Ce constat illustre bien les limites d’un PLU trop déconnecté des enjeux de site classé, malgré l'implication de Bureaux d'études en urbanisme, où la logique d'une architecture inspirée de villes nouvelles,tournée vers la modernité des formes, a pris le pas sur la continuité de l’architecture rurale traditionnelle, pourtant indissociable de l’identité du village.
Ce constat met également en lumière une dérive introduite par le PLU de 2018 :
en fixant la hauteur maximale des acrotères de toits-terrasses à 4 mètres pour les constructions nouvelles, le règlement semblait initialement limiter ces volumes à des plain-pieds.
Cependant, la possibilité d’aligner cette hauteur sur celle des bâtiments existants dans le cas d’extensions a conduit à un effet inverse : la transformation de maisons traditionnelles en un immeuble à toits plats sur trois niveaux, en contradiction directe avec la typologie du bâti rural et l’esprit du site classé.
Sont-ce des demandes explicites de propriétaires, qui ont mené à une telle aberration. Cette évolution interroge sur les conditions dans lesquelles cette disposition a été introduite et validée, alors même qu’elle fragilise la cohérence architecturale que le classement visait à préserver.
L’AAVRE appellera la mairie à procéder sans délai à une révision rigoureuse de ces dispositions, condition indispensable pour rétablir la cohérence entre urbanisme et site classé.
J’ai choisi de soutenir la pétition relayéepar Yvelines Environnementet je vous encourage vivement à la signer à votre tour, si vous partagez cette préoccupation.
Un administré de Chevreuse et Architecte spécialiste des conceptions liées aux handicaps, a également adressé une alerte au Préfet, en complément de l'alerte du CEeP,au titre du respect de la réglementation sur l'accessibilité, avec une demande d'interruption de travaux en urgence.
Voici, ci-dessous, la notice explicative de l'association CEeP,concernant les travaux sur la muraille historique du XIVème siècle de la ville de Chevreuse.
La demande d'interruption en urgence des travaux vise à préserver ce témoin du passé de Chevreuse, objet du permis de démolir. L'Architecte conteste la nécessité de cette démolition, argumentant qu'un accès "handicap" existe déjà et que la plantation d'arbres ne justifie pas la destruction d'une partie de la muraille.
La VALLEE du RHODON ... La vallée du Rhodon tire aujourd'hui son nom de la rivière qui la traverse, le Rhodon. Mais ce fût avant tout, pour Louis Couturier (habitant du quartier du Rhodon à ...
Le Rhodondevrait être pour le Parc, sa prochaine pépite 2025 (chantier), retrouver son état naturel avant 1945 avec sa renaturation en serpentine au niveau du chemin sous Beauregard et sous Vertcoeur.
Retrouver aussi la beauté d'un paysage ouvert, cohérent avec cette partie de la vallée "site classé pour son paysage" (qui s'est boisée du fait de la déprise agricole depuis les années 50).
Mais aussi de bodiversité, car les milieux ouverts sont toujours plus riches et avec des espèces remarquables, que le milieu boisé, du fait de la concurrence des arbres.
De plus cela permettra le développement d'herbiers amphibies dans le cours du Rhodon, à la fois épurateurs des eaux et sources alimentaires importantes pour les espèces aquatiques (insectes, poissons ...).
Chantier sur une dizaine d'hectares pour rétablir les prairies et les roselières en zones d'expansion de crues du Rhodon, lesquelles minimiseront les risques d'inondations sur la commune de Saint-Rémy-lès-Chevreuse.
L’image parfaite d’une vallée ouverte,
de sa rivière limpide, illustrée par le Parc Naturel.