57 articles avec non respect des regles d'urbanisme

VOEUX ET ENGAGEMENTS 2026 !

Publié le par aavre

Le Conseil d’administration de l’Aavre
vous adresse ses meilleurs vœux
de santé et de bonheur pour 2026 !
 
À cette occasion, nous vous invitons à découvrir nos engagements en faveur de la nature, de la préservation des paysages et du respect du droit, ainsi que nos sincères remerciements pour votre soutien.

Pour en savoir plus, cliquez ici ↗.
 

Comment l’État a-t-il pu laisser, à Saint-Lambert, se dégrader un site doublement classé, placé en covisibilité avec deux Monuments historiques ?

Publié le par aavre

Un site doublement classé.
Deux Monuments historiques.
Et pourtant… une protection défaillante.
Responsabilité de l’ABF et de l’Inspection des Sites depuis des décennies
 
Site classé du Fond Bireau 
Arrêté du 18 novembre 1954 
 
Le classement du Fond Bireau avait pour objet explicite la préservation du cône de vue historique reliant l’église, le cimetière ancien (Carré de Port-Royal) et le vallon, dans un paysage ouvert caractérisé par la profondeur des perspectives, la lumière et la simplicité de la composition paysagère.
 
Un extrait de notre blog ↗, reproduit ci-dessous, illustrant
l’objectif initial de protection du site classé du Fond Bireau.
 
      La carte postale ancienne illustre sans ambiguïté l’intention
      du classement: 
          Garantir la lisibilité du monument dans son site,
          protéger les perspectives lointaines et empêcher
          toute obstruction durable du champ de visibilité.
        Un paysage ouvert historiquement structurant
        Depuis la rue de Port-Royal, le paysage se caractérisait par 
        une grande ouverture visuelle, dont la qualité esthétique
        reposait sur l’étendue des vues, la lumière et la simplicité
        de la composition paysagère.
 
Une saisine officielle de l’Inspection des Sites
 
Le 6 décembre 2025, l’AAVRE a saisi officiellement la Directrice de l’Inspection des Sites pour demander un réexamen complet du permis de construire délivré en 2019 dans le site classé du Fond Bireau.
 
Un site à protection exceptionnelle
 
Le site concerné cumule plusieurs niveaux de protection :
  • site classé du Fond Bireau (arrêté du 18 novembre 1954),
  • second site classé la Vallée du Rhodon (1982),
  • covisibilité directe avec:
  • le "Carré de Port-Royal ↗" (Monument historique classé en 1926 )
  • l’église de Saint-Lambert (Monument historique inscrit en 1926)
  • Situation dans le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse (depuis 1985)
L’objectif initial du classement : un cône de vue protégé
 
Le classement de 1954 visait explicitement à préserver le cône de vue historique reliant l’église, l’ancien cimetière et le vallon, dans un paysage ouvert caractérisé par la profondeur des perspectives et la lisibilité du monument.
 
n’a fait l’objet d’aucun des contrôles légalement requis pour assurer la protection effective des sites classés et des Monuments historiques.
 
Un permis de construire délivré en contradiction avec ces protections
 
Un permis de construire du 25 avril 2019 a autorisé :
  • l’extension d’une habitation construite dans les années 1970,
  • dans le périmètre du site classé du Fond Bireau.
Les travaux ont débuté fin 2022 et seraient toujours en cours, avec le dépôt d’un permis modificatif en mai 2025.
 
Photos du 01.02.2025 de la réalisation du PC 2019
Vue depuis "le chemin de la Messe", la réalisation (PC 2019 sur le Fond Bireau - travaux débutés fin 2022 et seraient toujours en cours avec un PCM 2025) . A droite, dans le contour jaune, une faible partie de l’église apparaît encore... témoignant de la covisibilité directe avec le Monument historique.
 
Vue depuis l'entrée du Cimetière (MH classé) et de l'Eglise (MH inscrit)
 
    Cette situation est incompréhensible — et inacceptable.
 
    Les deux photos révèlent l’ampleur de l’atteinte portée
    au site classé : d’un côté une façade vitrée, de l’autre
    une façade béton surmontée d’un toit-terrasse culminant
    à plus de 6 m — en contradiction manifeste avec les règles
    de hauteur issues du PLU 2018/2023 (4 m), et, pour mémoire 
    le POS 2007 interdisait les toits-terrasses et
    les fenêtres plus larges que hautes (?).

    Cette extension referme le cône de visibilité pourtant
    protégé depuis 1954 par un classement national.
 
 
Pourquoi une telle démarche ?
 
a) Des obligations légales ignorées ou introuvables
 
À ce jour :
  • l’avis obligatoire de l’Architecte des Bâtiments de France "n’a jamais été communiqué malgré nos demandes",
  • des travaux ont été réalisés sans autorisation spéciale en site classé,
  • le cône de vue protégé par le classement de 1954 est presque entièrement obstrué,
  • l’avis de l’État du 16 octobre 2025 ne tient aucun compte de ces irrégularités,
  • et plusieurs courriers officiels adressés aux services de l’État sont restés sans réponse.
Pour un site doublement classé et placé en covisibilité directe avec deux Monuments historiques, dont l’un classé dès 1926, cette accumulation interroge gravement l’efficacité – ou la volonté – des services chargés de veiller à la préservation du patrimoine, en appliquant les lois qu’ils ont précisément pour mission de faire respecter.
 
b) Ce que l’AAVRE exige de l’Inspection des Sites
 
Nous demandons :
  • le réexamen intégral du permis de 2019 ;
  • la suspension immédiate de l’avis rendu le 16 octobre 2025;
  • la confirmation, ou non, de l’existence de l’avis ABF de 2018, jamais communiqué ;
  • un contrôle sur site (haies illégales, terrassements irréguliers, impact paysager réel) ;
  • la saisine du Préfet, de la DRAC et de la DDT.
Télécharger ci-dessous notre courrier du 6 décembre :
c) Un enjeu qui dépasse Saint-Lambert
 
La question désormais posée est simple et grave :
Comment l’État a-t-il pu laisser se dégrader un site doublement classé placé en covisibilité avec deux Monuments historiques, alors que sa mission est précisément d’en assurer la protection ?
 
d) Conclusion
 
L’AAVRE considère que le patrimoine n’est pas négociable.
 

Nous poursuivrons notre action tant que:

  • la lumière ne sera pas faite sur l’instruction de ce dossier
  • que la protection du site classé ne sera pas pleinement rétablie, et 
  • que le PLU 2018/2024, inadapté aux sites classés, ne sera pas révisé afin d’assurer une protection réelle des Monuments historiques et des sites classés, et non un PLU établi sur mesure pour permettre une telle réalisation, voir notre Note d'informations 28 ↗ .
 
Face à l’incapacité des services de l’État à garantir la protection des sites classés et des Monuments historiques, la vigilance collective devient aujourd’hui indispensable.
 
Nous publierons la réponse de la Direction de l’Inspection des Sites dès qu’elle nous sera communiquée.

Informations de nos amis de Chevreuse Environnement et Patrimoine (CEeP)

Publié le par aavre

 

En annexe un FLASH INFO interassociatif de Chevreuse Environnement et Patrimoine  relatif au parking de la Maison des Associations (ou "de la Mare aux Canards") et à la Maison des Associations à Chevreuse (78).

Note d’informations n° 58 – Novembre 2025

Publié le par aavre

Réunion de l'AAVRE du 20 novembre en mairie de Saint-Lambert : des confirmations … et des contradictions.
 
Le 20 novembre 2025, l’AAVRE a été reçue par M. le Maire pour aborder trois points essentiels :
  • les permis de construire, dont un délivré en 2019 en covisibilité avec les deux Monuments historiques (église et cimetière),
  • le permis de l'AVVEJ délivré en 2022,
  • et le tableau financier du Manoir et de l’Espace associatif.
1. Permis de construire en covisibilité avec l'église et le cimetière (2019)
Le maire a confirmé que ce projet, pourtant en zone naturelle (N), n’aurait pas nécessité d’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF).
 
Nous rappelons que l’avis de l’ABF n’est pas conditionné par le zonage, mais par la co-visibilité avec des Monuments historiques. Dans ce cas, l’avis est obligatoire et conforme : l’autorité compétente doit s’y conformer pour délivrer l’autorisation.

Or, l'arrêté ministériel daté du 15 février 2019 mentionne explicitement un avis ABF, formulé en commission des sites du 9 octobre 2018, indiquant :
 
« … le parti architectural contemporain très affirmé et d’une indéniable qualité… ».
Vue sur l'extension correspondant au "parti architectural contemporain très affirmé" – évoquant l’esthétique de Le Corbusier –  depuis le chemin de la Messe, et aperçu, à droite, d'une faible partie de l'église dans le contour jaune.
Monument historique de grande valeur architecturale et patrimoniale.
 
Cette contradiction montre qu’un avis ABF existe bien pour ce projet et qu’il a été omis ou non conservé en mairie.

L’AAVRE a demandé à la commune :
  • de revérifier ses archives,
  • et, si nécessaire, de solliciter cet avis auprès du ministère compétent.
 

2. Permis AVVEJ (2022)

Lors de la réunion, le maire a reconnu que l’avis ABF présent au dossier — portant sur une « maison avec garage »résultait d’une erreur de copier-coller.
Autrement dit, l’avis ne correspond pas au projet réel, qui concerne : 
  • la reconstruction d’un foyer
  • et la rénovation d’un bâtiment “halle”.

L’AAVRE a demandé :
  • qu’un nouvel avis conforme soit sollicité auprès de l’ABF,
  • et que cet avis régularisé soit communiqué à l’association.
  • Ce point rejoint la question déjà soulevée dans la NI 57, restée sans réponse depuis juillet 2025.
D’après les premières pages consultées en juillet, l'aspect architectural du projet semble s'inscrire dans une démarche d'amélioration du site.
 
3. Tableau financier – Manoir et Espace associatif
 
Le tableau communiqué par la mairie doit être corrigé et complété afin de refléter la réalité des dépenses et des différents taux de TVA (rénovation logements 10% - rénovation énergétique 5,5%).
 
En particulier, doivent être intégrés pour l’Espace associatif :
  • les honoraires de maîtrise d’œuvre (MOE),
  • et l'ensemble des études techniques.
Une version mise à jour, complète  et transparente a été demandée.

Ce que nous retenons

  • La transparence promise reste partielle.
  • Des erreurs administratives sérieuses persistent dans les dossiers d’urbanisme.
  • L’AAVRE poursuit une démarche de vérification factuelle et constructive.
« L’accès aux documents publics n’est pas un privilège, c’est un droit. »
(Code des relations entre le public et l’administration – articles L311-1 et suivants)
 
Prochaine étape
 
L’association attend :
  • la copie régulière de l’avis ABF rectifié pour l’AVVEJ,
  • la mise à jour du tableau financier,
  • et les justifications sur l’absence d’avis ABF pour le PC en covisibilité des deux M.H. (2019).»

Note d'informations 57 - Novembre 2025

Publié le par aavre

St-Lambert : ses recettes infaillibles
pour détruire un site classé et
rendre invisibles ses deux Monuments historiques 
et son patrimoine spirituel.

Saint-Lambert-des-Bois – Protection du site classé

Publié le par aavre

             Note d’informations    56         
 
Chers adhérents,

L’AAVRE poursuit son action pour la préservation du site classé de Saint-Lambert-des-Bois.

À la suite de décisions autorisant deux permis en site classé, que nous estimons incompatibles avec les règles de protection, nous avons officiellement alerté la Direction Régionale de l’Environnement (DRIEAT).
Un courrier argumenté a été adressé ce 24 octobre à l’Inspectrice des sites des Yvelines.

Dans cette lettre, nous demandons :
  - le retour à une doctrine claire et cohérente dans les avis rendus en site classé
  -
la garantie que tout projet non conforme aux prescriptions du site classé reçoive un avis défavorable ;
  - l’ouverture d’un dialogue constructif réunissant DRIEAT, ABF et AAVRE

Notre objectif reste constant : protéger durablement le paysage et le patrimoine qui font l’identité de notre vallée et du village.

Nous vous tiendrons informés des suites qui seront données à cette démarche, et nous remercions chaleureusement tous ceux qui nous soutiennent dans ces actions.

Nous illustrons ci-dessous l’un de ces projets, afin que chacun puisse constater les transformations en cours dans un secteur protégé.

 

Photo 1 Extension (PC 25/04/2019 - chantier : fin 2022 à 2024
Façade visible depuis l’espace public,
en covisibilité avec l'Eglise et le Cimetière,
deux monuments historiques.
Prise depuis l’espace public – février 2025
 
Photo 2 L'extension avec toit-terrasse à plus de 6 m,
sur la façade côté chemin de la Messe,
située dans le cône de protection visuelle défini au PLU
pour l’entrée du village.
Prise depuis l’espace public – février 2025
 
L’AAVRE avait confirmé, lors des enquêtes publiques relatives au PLU 2018 puis à sa modification de 2022, son désaccord sur certaines dispositions susceptibles de menacer la cohérence architecturale du site, héritée de générations d’habitants attachés à leur cadre de vie.
Malgré ces réserves, les élus et services de l’État ont validé un PLU qui, par son laxisme, permet aujourd’hui des autorisations contraires à l’esprit du classement.
 
Ce constat illustre bien les limites d’un PLU trop déconnecté des enjeux de site classé, malgré l'implication de Bureaux d'études en urbanisme, où la logique d'une architecture inspirée de villes nouvelles, tournée vers la modernité des formes, a pris le pas sur la continuité de l’architecture rurale traditionnelle, pourtant indissociable de l’identité du village.
 
Ce constat met également en lumière une dérive introduite par le PLU de 2018 :
en fixant la hauteur maximale des acrotères de toits-terrasses à 4 mètres pour les constructions nouvelles, le règlement semblait initialement limiter ces volumes à des plain-pieds.
Cependant, la possibilité d’aligner cette hauteur sur celle des bâtiments existants dans le cas d’extensions a conduit à un effet inverse : la transformation de maisons traditionnelles en un immeuble à toits plats sur trois niveaux, en contradiction directe avec la typologie du bâti rural et l’esprit du site classé. 
 
Sont-ce des demandes explicites de propriétaires, qui ont mené à une telle aberration. Cette évolution interroge sur les conditions dans lesquelles cette disposition a été introduite et validée, alors même qu’elle fragilise la cohérence architecturale que le classement visait à préserver.
 
L’AAVRE appellera la mairie à procéder sans délai à une révision rigoureuse de ces dispositions, condition indispensable pour rétablir la cohérence entre urbanisme et site classé.

INONDATIONS 2024 - Pétition : article TOUTES LES NOUVELLES 18.06.2025

Publié le par aavre

Saint-Rémy-lès-Chevreuse - Octobre 2024
 
Bonjour,
 
la pétition récemment lancée a fait l'objet d'un article dans l'édition de cette semaine de TOUTES LES NOUVELLES (document à télécharger ci-dessous).
 
Continuons à diffuser cette pétition, la mobilisation porte toujours ses fruits (en annexe le communiqué de presse pour rappel et lien pour la pétition ici) !
 
Bonne journée.

Nous relayons la feuille de Chevreuse Environnement et Patrimoine n° 2 (CEeP) 

Publié le par aavre

 Qui traite, entre autre,
des coupes d'arbres urbains à Chevreuse ...
 

STOP AUX INONDATIONS À RÉPÉTITION DANS LA VALLÉE DE CHEVREUSE

Publié le par aavre

Saint-Rémy-lès Chevreuse octobre 2024
Les associations de la vallée de Chevreuse
lancent une pétition en ligne,
avec le soutien de JADE et SAUVONS les Yvelines.
Notre mobilisation est essentielle pour faire changer les choses

Une suite pour la conférence SIAHVY du 27 mai 2025...

Publié le par aavre

Nous relayons la note de Mme Isabelle Peyré qui nous livre quelques commentaires sur la conférence organisée par le SIAHVY à Saint-Rémy-lès-Chevreuse le 27 mai, sur le thème " L'Yvette face aux changements climatiques ".
 
Gif-sur-Yvette, le 30 mai 2025

Bonjour,

J'ai assisté le 27 mai 2025 à la conférence organisée par le SIAHVY à Saint-Rémy-lès-Chevreuse : voir ici

Je souhaite prolonger le fil de cette soirée en livrant quelques commentaires et j'appelle ainsi, à laisser ouvert le sujet de la gestion de l'eau dans le bassin versant de l'Yvette.

Un sujet urgent pour les citoyens: actualiser le PPRi

Monsieur Nicolas Ventre, sous-préfet de Rambouillet, nous rappelle que le PPRi est un outil réglementaire de limitation de l’urbanisation à partir du risque inondation. Il permet de limiter les possibilités d'extension des constructions, en allant jusqu'à interdire totalement l'urbanisation.

Il précise que le PPRi relatif à l'aval de l'Yvette date de 2006. Le PPRi amont est en cours d'élaboration.

A l'issue de la première table ronde, la première question du public interpelle les maires sur les modifications à apporter au PLU pour agir sur les inondations.
Un autre citoyen reprend ce sujet: "Qu'attend-on pour mettre à jour le PPRi pour qu'il tienne compte de la réalité climatique d'aujourd'hui?"

Suite à la deuxième table ronde, la première question porte à nouveau sur le PPRi: "Pourquoi pas de PPRi (qui s'impose au PLU) dans les Yvelines?" La deuxième intervention reste dans le même champ de préoccupations: « Doit-on construire en zone inondable (et ayant été déjà inondée) en référence aux constructions programmées dans le centre-ville de Saint-Rémy-lès-Chevreuse ? »

Monsieur le sous-préfet apporte à ces questions deux réponses:

- l'élaboration d'un PPRi est longue: études hydrauliques, cartographie/ règlement, enquête publique puis adoption. Durée: 3 à 5 ans.

- Il existe néanmoins une solution avant cette adoption définitive: " le porter à connaissance" au titre de l'urbanisme.
Il s'agit de porter à la connaissance des élus les résultats des études hydrauliques, ce qui permet aux maires de s'appuyer sur ces documents officiellement pour pouvoir refuser un permis de construire.

Cette piste nous permet donc de ne pas nous lamenter sur " la France de Kafka" mais une autre question s'impose :

En absence de PPRi, doit-on construire?

En l'absence de document validé, les élus peuvent délivrer des permis de construire en zone ayant déjà été inondée. C'est ce qu’a fait la commune de Saint-Rémy-lès-Chevreuse avec une première tranche d'immeubles d'habitations construits à la confluence de 3 rivières.
Ces constructions ont été inondées lors des épisodes de crues d'octobre 2024. La deuxième tranche fait l'objet d'un recours juridique.

Doit-on attendre le législateur ou les juridictions pour éviter des décisions absurdes?
Les données climatiques présentées par Madame Masson Delmotte sont claires.
L'augmentation en intensité et en fréquence des inondations laisse imaginer les tourments à répétition des habitants vivant dans ces zones vulnérables.

La question se pose également à propos du risque ruissellement (compétence PNR et non SIAVHY).
C'est Madame Masson Demotte qui la formule clairement en interpellant tous les élus du territoire du SIAHVY : "Souhaitez-vous attendre que cela devienne obligatoire, lorsque la trajectoire de référence sur l'adaptation aux changements climatiques sera ensuite opposable dans le cadre du code l'environnement" (ou prendrez-vous des mesures dès à présent)?

Selon moi, un élu responsable doit, et de manière urgente, intégrer dans sa politique d'urbanisme les données actuelles de la recherche scientifique sur le climat.
Et l'argument des quota de logements SDRIF n'est pas recevable…

Rien ne peut justifier la mise en danger des personnes.
Rien ne peut justifier une politique d’aménagement du territoire déconnectée des crises climatique et écologique.

Les politiques publiques communales et la démocratie participative en question

Dans son discours d'introduction, Monsieur Barret invite à « sensibiliser les citoyens »…
 
Je rencontre de nombreux citoyens très au fait des questions environnementales et de l’adaptation aux inondations en particulier.
Discutez en particulier avec les habitants des zones inondables ayant assisté avec angoisse à la montée des eaux dans leur maison en octobre dernier ! Ceux avec qui j'ai échangé ont une très bonne connaissance du sujet et ils n'ont attendu ni le SIAHVY ni Monsieur Daniel Lacombe pour faire passer à l'étage leur réfrigérateur.

Si la sensibilisation des citoyens est importante, celle des élus l'est d’autant plus qu’ils ont la responsabilité des politiques publiques d'aménagement du territoire et d'adaptation aux changements climatiques.

Je n'attends pas des élus qu'ils cadrent leur discours sur le degré d'anxiété climatique des citoyens. J’attends des élus qu'ils regardent en face les réalités et qu'ils mettent en place des politiques à la hauteur de celles-ci.

Et je rejoins Monsieur Barret qui soulignait dans son introduction: "Les inondations révèlent non seulement une faille dans notre urbanisme mais aussi l'urgence d'une adaptation climatique ambitieuse".

Enfin, un habitant de Saint-Rémy-lès-Chevreuse faisait remarquer qu'une piste cyclable avait été construite en zone inondable, cette décision ayant été prise sans concertation préalable.

Une ville ne doit pas être pensée seulement en bureau municipal.
Un tel projet aurait dû associer les citoyens et des personnes compétentes sur les questions des mobilités et de l'adaptation des territoires à l'urgence climatique.

Et sur la nécessité de faire vivre la démocratie participative, j'attends des réunions publiques qui permettent à la parole citoyenne de s’exprimer. Les soirées conférence très verticales ne suffisent pas…

Merci à toutes et tous de poursuivre le débat !

Cordialement,
Isabelle Peyré

Mobilisation Citoyenne et Transition Ecologique
mobicitoyenne.te@gmail.com

Conférence publique du SIAHVY à Saint-Rémy "L'Yvette face au changement climatique" ... Une conférence hors sol, qui masque le réel.

Publié le par aavre

Conférence publique du SIAHVY à Saint-Rémy   "L'Yvette face au changement climatique"  ...  Une conférence hors sol, qui masque le réel.
Après les graves inondations d'octobre 2024,
le SIAHVY a organisé ce mardi 27 mai 2025 une réunion à St Rémy-lès-Chevreuse
 
Conférence publique du SIAHVY à Saint-Rémy   "L'Yvette face au changement climatique"  ...  Une conférence hors sol, qui masque le réel.
Conférence publique du SIAHVY à Saint-Rémy   "L'Yvette face au changement climatique"  ...  Une conférence hors sol, qui masque le réel.
Réaction de Claude Grajeon Président de JADE
 
Bonjour à tous,
 
Très intéressant ce reportage !
En résumé tout est de la faute des habitants et c'est à eux de prendre les dispositions pour ne pas être inondés.
 
A aucun moment on ne met en cause l'artificialisation des sols qui a été galopante depuis plus d'un 1/2 siècle.
 
Car s'il ya autant d'inondations DANS LE MONDE ENTIER, c'est bien parce que, lorsque des épisodes de pluies abondantes arrivent, les eaux ruissellent brutalement vers l'aval et le lit des cours d'eau.
 
En plus, on a souvent canalisé les rivières, ce qui accélère encore la vitesse des flux vers l'aval.
 
Nos aïeux avaient prévu des zones d'expansion, creusé des réservoirs intermédiaires sur les pentes à risque et les champs étaient de plus petites surfaces et entourées de haies,
 
L'expansion de l'urbanisme a fait fit de tout cela et on a laissé construire jusque dans les lits des rivières.
 
Là on ne nous parle pas de ce que les pouvoirs publics, ou les autorités, envisagent de faire pour réduire les risques d'inondations, comme par exemple, déjà, la non construction dans les lits de rivière ou dans les zones d'expansion de celles-ci (St Rémy, Chevreuse, Maule !!)
 
Mais aussi par l'édification de retenues intermédiaires judicieusement positionnées afin d'absorber les conséquences de pluies soudaines ou surabondantes => D'ailleurs cela pourrait servir de "bassines" pour les agriculteurs une fois les épisodes des précipitations passées !!
 
Globalement le SIAHVY, ne peut rien faire et indique aux habitants exposés de se dém......(Débrouiller)!
 
Avec ce genre de positionnement de ces organismes et des pouvoirs publics, effectivement il n'y a plus que cela à faire , ...ou à déménager !
 
Circulez, il n'y a rien à voir, c'est de la faute au changement climatique, on n'y peut rien !!
 
Bon moral quand même à celles et ceux qui habitent près du moindre cours d'eau, qui s'appelaient "Ru" auparavant mais qui, avec l'urbanisation, est devenu la plus partie du temps une rivière, ou un torrent maintenant.
 
Et cela chacun le constate dans sa région.
 
Je ne prétends pas avoir la science infuse, mais là : Ils se foutent carrément de notre gueule !
 
Bien cordialement,
Claude Grajeon
 

Lettre de Philippe Heurtevent, Président de Sauvons les Yvelines, à Monsieur le Sous-Préfet de Rambouillet du 04 juin 2025, demande la prescription d'un PPRI pour la Vallée de Chevreuse.

Une deuxième alerte, en complément de l'alerte de Chevreuse Environnement et Patrimoine (CEeP) à propos d'un nouveau chantier municipal dans le coeur historique de Chevreuse. Un vestige de la muraille de Chevreuse en danger !

Publié le par aavre

 
Un administré de Chevreuse et Architecte spécialiste des conceptions liées aux handicaps, a également adressé une alerte au Préfet, en complément de l'alerte du CEeP, au titre du respect de la réglementation sur l'accessibilité, avec une demande d'interruption de travaux en urgence.
 
Voici, ci-dessous, la notice explicative de l'association CEeP, concernant les travaux sur la muraille historique du XIVème siècle de la ville de Chevreuse.
La demande d'interruption en urgence des travaux vise à préserver ce témoin du passé de Chevreuse, objet du permis de démolir. L'Architecte conteste la nécessité de cette démolition, argumentant qu'un accès "handicap" existe déjà et que la plantation d'arbres ne justifie pas la destruction d'une partie de la muraille.
Travaux entrepris par la mairie sans attendre les délais de recours des tiers pour l'aménagement de la cour de la bibliothèque.
 
Démolition du mur d'enceinte Est, menée le 09.04.2025. 

Une alerte de Chevreuse Environnement et Patrimoine (CEeP) à propos d'un nouveau chantier municipal dans le coeur historique de Chevreuse

Publié le par aavre

Une alerte de Chevreuse Environnement et Patrimoine (CEeP) à propos d'un nouveau chantier municipal dans le coeur historique de Chevreuse
 
Le constat :
"passage en force" et "politique du fait accompli"
au coeur historique de Chevreuse !
 
Le pavé reste une pierre du patrimoine de Chevreuse, comme le mur d'enceinte,
par son authenticité, sa durabilité et son esthétisme, pourquoi à nouveau la disparition répétée de ce type de revêtement, élément aussi du patrimoine ?
 

Belle victoire pour la Vallée de Chevreuse grâce à SAUVONS LES YVELINES et à PATRIMOINE ENVIRONNEMENT

Publié le par aavre

Jugement du 12 décembre prononcé par
la Cour correctionnelle d'appel de Versailles. 
 
Et la vidéo sur les inondations
dans la Vallée de Chevreuse  du 9 et 10 octobre 2024
 
IMAGE IDYLLIQUE du Parc Naturel Régional,
avec une Vallée sans parking et sans espace associatif,
mais naturellement adaptée aux expansions de crues,
en PREVENTION des INONDATIONS.
 
Nous vous souhaitons un joyeux Noël
et une excellente fête de fin d’année!

Quelle politique face à l'aléa inondation?

Publié le par aavre

Excellent article sur les constructions en zones inondables et la responsabilité des promoteurs. 
Mais en premier, responsabilité des maires et de l'Etat.

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