Charles Willson Peale, Portrait du baron de Kalb, vers 1781-1782.
Mentor de La Fayette Héros de la guerre d'indépendance américaine Mort pour la liberté à Camden en 1780
Johann Kalb (1721-1780), fils de paysans bavarois, aurait quitté sa région natale vers l’âge de seize voire treize ans. On le retrouve en 1743 comme lieutenant dans le régiment de Lowendal de l’armée française, où commence une longue carrière militaire. Il participe à la guerre de Succession d'Autriche, puis à la guerre de Sept Ans, au cours de laquelle il se distingue.
Il sert sous les ordres de Maurice de Saxe et de Lowendal et acquiert une solide expérience militaire.
En 1768, cette expérience le conduit en Amérique, où il est chargé d’une mission secrète d’observation et de renseignement dans les colonies britanniques.
Visionnaire, il croyait que l’avenir de la liberté se jouait dans le Nouveau Monde.
Qui était le marquis de La Fayette ?
Charles Willson Peale, Portrait du marquis de La Fayette, vers 1779-1780. La Fayette y est âgé d’environ 22 ans, en uniforme de major général de l’armée continentale.
Un jeune officier de 17 ans,
déjà voué à la carrière des armes.
Deux générations, une même vocation militaire
Le jeune marquis, à dix-sept ans seulement - en 1774 - porte encore dans ses traits cette innocence que l’on retrouve dans les portraits d’avant sa traversée de l’Amérique : il n’a pas encore rejoint l'Amérique, mais son imaginaire est déjà tendu vers cette liberté lointaine dont il se veut le messager.
Face à lui, de Kalb est déjà un officier expérimenté. En 1768, il a parcouru les colonies britanniques d’Amérique du Nord, non en conquérant, mais en agent secret chargé par Choiseul d’en observer la situation et de mesurer le mécontentement des colons envers la Grande-Bretagne. (Archives de l'Etat du Maryland)
L’un regarde vers l’avenir ; l’autre connaît déjà le poids de l’Histoire. Deux générations, deux regards, mais une même intuition naissante : quelque chose se joue désormais là-bas, au-delà de l’océan, dans ces colonies où commence à s’affirmer un esprit d’indépendance.
De Kalb mission secrète d’observation
en Amérique (1768)
Sous Louis XV, dans l'ombre du "Secret du Roi"
En 1768, sous le règne de Louis XV, de Kalb est envoyé dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord par le duc de Choiseul, sur la recommandation du comte de Broglie, figure majeure du « Secret du Roi », la diplomatie secrète de Louis XV.
Chargé d’une mission secrète d’observation et de renseignement, il doit notamment évaluer le mécontentement des colons envers la Grande-Bretagne, leurs ressources et la possibilité d’un soulèvement contre l’autorité britannique.
Sous le règne de Louis XVI
En 1776, sous Louis XVI, la France commence à soutenir secrètement les insurgés américains, tout en évitant encore une guerre ouverte avec l'Angleterre.Le gouvernement français entretient alors des relations clandestines avec les représentants américains et leur fournit une aide matérielle.
Louis XVI reste cependant prudent : la France n’est pas encore officiellement en guerre contre la Grande-Bretagne.
En 1777, le roi interdit à La Fayette de quitter la France. Le jeune marquis décide néanmoins de partir pour l’Amérique.
Joseph-Siffred Duplessis, portrait de Louis XVI, 1776.
De Kalb, mentor de La Fayette (1776)
En 1776, Gilbert du Motier de La Fayette, jeune officier de 18 ans, désireux de rejoindre les insurgés américains, fait la connaissance de de Kalb par l’intermédiaire du comte de Broglie.
De Kalb devient pour le jeune marquis un guide et un mentor, l’encourageant dans son projet de s’engager pour l’indépendance américaine.
Dessin généré par l’IA
De Kalb présente La Fayette à Silas Deane (1776)
Le Baron Jean de Kalb (centre) présentant le Marquis de
La Fayette (à gauche) au diplomate américain Silas Deane
à Paris, le 7 novembre 1776.
Le 1er Décembre 1776, Silas Deane signe un accord avec de Kalb, prévoyant son engagement au service des États-Unis avec le grade de major général dans l'armée continentale.
Le 7 Décembre 1776, par l'intermédiaire de de Kalb, La Fayette conclut à son tour un accord avec Silas Deane, qui prévoit également son engagement comme major général. Les engagements conclus par Deane avec les officiers français devront cependant être soumis au Congrès américain.
A la suite de la signature de ces contrats, Deane écrivit au Congrès et indiqua qu'il avait engagé de Kalb et Lafayette tout en reconnaissant qu'il n'était pas spécifiquement investi du pouvoir de recruter des officiers.
Deane décrit de Kalb comme l'un des officiers français les plus braves et les plus expérimentés.
Le Baron, Lafayette, et une douzaine d'autres officiers français, gentilshommes de noble naissance, munis de contrats jusqu’au rang de colonel, quittèrent la France sur le vaisseau "La Victoire''.
Le départ pour l'Amérique à bord de La Victoire (1777)
Image présentée comme La Victoire quittant la France avec La Fayette.
En 1777, La Fayette et de Kalb embarquent ensemble à bord de La Victoire, accompagnés de plusieurs autres officiers français, pour rejoindre les insurgés américains.
Après leur arrivée, ils gagnent Philadelphie afin de se présenter au Congrès continental.
Le 31 juillet 1777, La Fayette est nommé major général de l’armée continentale par le Congrès.
De Kalb est lui aussi admis dans l’armée continentale avec le grade de major général, après des démarches plus difficiles auprès du Congrès, qui reconnaît finalement son expérience militaire.
Pourquoi le jeune La Fayette
partit-il pour l’Amérique
aux côtés du baron de Kalb ?
Recherches et réflexions de François Santucci sur les raisons du départ du jeune marquis pour l’Amérique :
J'avais lu un document au terme duquel l'auteur laissait entendre que le jeune marquis avait en quelque sorte "fui la France" à la suite de quelques actions discutables. En fait, je ne retrouve pas le document en question et je n'ai pas retenu le nom de l'auteur.
Après relecture de l'ouvrage d'A. E. Zucker, je pense qu'il y a peut-être confusion entre un dérapage du très jeune ( 19 ans ) La Fayette pendant qu'il est en garnison à Metz au régiment de Noailles - peut-être une dette de jeu non honorée- et le fait que l'engagement du dit à se battre contre les Anglais est en contradiction avec l'engagement du roi de France envers les Anglais de rester neutre dans ce conflit.
Zucker évoque ce dérapage sans donner la moindre précision sur sa nature. Dans le même temps, il relate la confusion de la situation;
- l'engagement ferme de Louis XVI auprès des Anglais de ne pas prendre parti dans la guerre entre les colonies anglaises d'Amérique et Londres.
- la position du beau-père de La Fayette, qui agit comme son tuteur et entend faire respecter par son gendre et obligé la volonté du Roi.
- les manœuvres de Broglie qui soutient une politique interventionniste aux Amériques et incite à l'opération conjointe Kalb/ La Fayette, en contradiction apparente avec les instructions du monarque dont il est un ministre.
- l'enthousiasme de La Fayette et de Kalb pour l'aventure américaine, qui fait planer sur le jeune marquis une menace d'incarcération par lettre de cachet ( d'où le départ retardé avec embarquement au Portugal).
C'est l'opposition traditionnelle entre la haute politique et, on peut le penser, la manipulation machiavélique de deux personnages par le roi et son entourage pour soutenir les insurgés américains tout en excipant de sa bonne foi ( Moi Louis XVI, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour les retenir, mais je ne peux rien contre l'audace de ces jeunes gens)
Peut-être mon analyse est elle un peu audacieuse aussi mais je sens comme un flou dans l'attitude ambigüe du duc d'Ayen, beau-père de LF, qui agit comme son tuteur, et qui est en même temps un proche de Louis XVI; très soucieux de faire respecter la politique de son souverain, mais qui affiche son refus de laisser partir son gendre aux colonies et se laisse pourtant prendre la main par lui.
De l’aventure américaine à Camden :
le destin du baron de Kalb
Le baron Jean de Kalb,
major général de l'armée continentale des Etats-Unis.
À Valley Forge, de Kalb,
représenté ici à gauche de Washington,
partage les épreuves de l’armée continentale
George Washington entouré de plusieurs officiers étrangers de la guerre d’indépendance américaine, dont Johann de Kalb, von Steuben, Pulaski, Kościuszko et La Fayette.
Gravure de Frederick Girsch, XIXᵉ siècle. Library of Congress.
"The Lion of Camden"
comme le surnomment aujourd'hui certains Américains
Entraînement des troupes de l’armée continentale
à Valley Forge
Marche vers le Sud
Extraits de la vidéo réalisée à l’occasion du 250e anniversaire
des États-Unis – America 250
De Kalb à la bataille de Camden
"The lion of Camden" comme le nomme les américains
Le baron de Kalb, dont le cheval fut abattu
sous lui à la bataille de Camden le 16 août 1780,
continua à se battre jusqu'à épuisement.
Absent de la bataille, La Fayette apprit avec émotion la perte de celui qui avait guidé ses premiers pas dans la lutte pour l’indépendance américaine.
Death Baron de Kalb at the Battle of Camden, South Carolina, 16 August 1780
Le fidèle chevalier du Buysson
Aide de camp du général de Kalb, il lui porta secours, et fut lui-même grièvement blessé en essayant de le protéger à Camden.
Lors de la bataille de Camden, La Fayette n’est pas présent. Revenu aux États-Unis à la fin d’avril 1780, il avait rejoint quelques mois plus tôt l’armée de Washington.
La mort héroïque du général baron de Kalb à Camden (1780)
Le général Cornwallis, à cheval, face au baron de Kalb, mortellement blessé après la bataille de Camden.
La gravure d’Alonzo Chappel représente la mort héroïque du général de Kalb,
devenu une figure emblématique de la cause américaine.
Le 16 août 1780, lors de la bataille de Camden, une partie de l’armée américaine est mise en déroute sous l’assaut britannique. Resté à la tête des régiments continentaux du Maryland et du Delaware, le général Jean de Kalb refuse de reculer devant les forces ennemies.
Son cheval abattu sous lui, il poursuit le combat à pied et mène ses hommes aucorps à corps avec un courage remarquable. Submergé par les troupes adverses, il s’effondre après avoir reçu onze blessures par balles et à la baïonnette.
Transporté à Camden et soigné par les médecins de Cornwallis, il meurt trois jours plus tard, le 19 août 1780,à l’âge de 59 ans.
Selon une tradition rapportée par plusieurs auteurs américains,
on lui attribue alors ces dernières paroles:
« Je vous remercie, monsieur, de votre profonde compassion, mais je meurs de la mort que j’ai toujours souhaitée : celle d’un soldat combattant pour les droits de l’homme. »
Extrait de la vidéo « The Lion of Camden », réalisée à l’occasion
d’« America 250 ».
La notion de droits naturels de l’homme est antérieure à la Déclaration française des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et occupe déjà une place essentielle dans la pensée politique de la Révolution américaine.
Un remarquable témoignage
du respect de l’adversaire :
les officiers britanniques assistent aux funérailles de de Kalb.
Extrait de la vidéo réalisée à l’occasion d’« America 250 ».
Après sa mort, le 19 août 1780, de Kalb fut inhumé à Camden avec les honneurs militaires. Selon le chevalier du Buysson, ses funérailles furent suivies par des officiers de l’armée britannique.
Baron de Kalb – « The Lion of Camden »,
une étonnante vidéo américaine
Ci-dessous, une vidéo américaine consacrée à Jean de Kalb, « The Lion of Camden », réalisée dans le cadre du « 2026 Great American History Songs ». Elle ne manque vraiment pas de souffle — les Américains savent mettre en scène leurs héros ! — mais elle prend quelques libertés assez spectaculaires avec l’Histoire. On y voit notamment de Kalb devant l’Arc de Triomphe, construit plusieurs décennies après sa mort, sans parler de certaines scènes de bataille particulièrement « hollywoodiennes ».
et Benjamin Franklin (représentant des États-Unis en France):
des francs-maçons dans les deux camps ?
Un aspect moins connu de la guerre d'Indépendance américiaine mérite d'être évoqué : la place importante occupée par la franc-maçonnerie parmi les officiers et les hommes qui participèrent à la naissance des États-Unis.
George Washington était franc-maçon de manière parfaitement attestée. Benjamin Franklin le fut également et joua un rôle important dans la franc-maçonnerie, notamment lors de son séjour en France. La Fayette est lui aussi généralement rattaché à la franc-maçonnerie.
De Kalb est présenté comme franc-maçon par plusieurs sources maçonniques, bien que les circonstances précises de son initiation restent à établir. Quant à Cornwallis, son appartenance maçonnique est parfois rapportée, mais mérite d’être considérée avec davantage de prudence.
Ainsi, des hommes partageant un même univers de sociabilité et de valeurs pouvaient se retrouver dans des camps opposés sur les champs de bataille de la guerre d’Indépendance américaine.
George Washington se recueille sur la tombe
du baron de Kalb à Camden (1791)
Paroles traditionnellement attribuées à George Washington lors de son passage à Camden en 1791 (sous le portrait, correction: George Washington (1791))
L’héritage du baron de Kalb aux États-Unis
Image générée avec l'aide de l’IA
En août 1780, de Kalb tombe mortellement blessé à la bataille de Camden, en Caroline du Sud.
Sa bravoure impressionna même ses adversaires, qui lui rendent les honneurs militaires.
Sa mémoire demeure aujourd’hui très présente aux États-Unis : plusieurs comtés, villes et lieux publics portent le nom de DeKalb en hommage au général.
Ouvrages, documents et représentation
du baron de Kalb au cinéma
le fonds d’archives de la famille de Kalb :
histoire et mémoire
de la famille du général de Kalb
Une remarquable contribution de Xavier Soulange-Teissier à l’histoire familiale,fondée sur les archives conservées par les descendants de Jean de Kalb et enrichie de nombreuses illustrations et sources historiques. Version originale de 1999, illustrée en 2014, mise à jour en décembre 2019
Le fonds Kalb : histoire et destin d’une famille, de la Révolution française à la mémoire américaine
A. E. Zucker —Le Général de Kalb,
mentor de La Fayette
Biographie publiée en 1966 — traduction française
L’intérêt principal de cet ouvrage est de rendre à Jean de Kalb toute sa place dans l’histoire de l’indépendance américaine. Publiée en 1966 par les Presses de l’Université de Caroline du Nord, la biographie d’A. E. Zucker retrace son parcours, depuis ses origines bavaroises jusqu’à son engagement comme major général dans l’armée continentale et à sa mort à Camden, en 1780.
Le terme « mentor », choisi par Zucker dans le titre même de son ouvrage, est essentiel. Il met en lumière ce qui distingue de Kalb de nombreux autres officiers français et permet de mieux comprendre son rôle auprès du jeune La Fayette. Avant même leur départ pour l’Amérique, il le conseille et l’encourage dans son projet d’engagement aux côtés des insurgés américains. De Kalb le met également en relation avec l’émissaire américain Silas Deane et joue un rôle dans les démarches qui conduisent à son engagement au service de la cause américaine.
L’étude de Zucker repose notamment sur les lettres adressées par de Kalb à son épouse pendant son séjour en Amérique. Après des recherches menées à Milon-la-Chapelle et à Versailles, l’auteur put consulter ces documents, alors conservés par la famille Soulange-Tessier. Cette documentation familiale lui permit d’établir un récit plus précis et mieux documenté du séjour américain de Jean de Kalb.
A. E. Zucker restitue ainsi à de Kalb la place qui lui revient parmi les officiers français les plus éminents engagés dans la guerre d’indépendance américaine. Mort à Camden en 1780, il demeure pourtant largement méconnu en France, sa mémoire ayant été éclipsée par l’immense renommée de La Fayette.
General de Kalb, Lafayette’s Mentor, University of North Carolina Press, 1966.
Le baron de Kalb demeure une figure moins connue de la guerre d’indépendance américaine que La Fayette. Leurs destins se croisent en 1776 avant de se séparer : de Kalb trouve la mort à Camden en 1780, tandis que La Fayette, aux côtés de Washington et de l’armée française de Rochambeau, participe l’année suivante à la victoire de Yorktown.
Le rôle du baron de Kalb avant l’alliance officielle
(avant 1778)
1- Mission secrète de renseignement
en Amérique (1768)
Bien avant la guerre ouverte, le baron de Kalb est employé par le gouvernement français d’une mission secrète de renseignement.
En 1768, le duc de Choiseul charge de Kalb d’une mission secrète de renseignement dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord.
Il doit observer la situation politique et militaire et apprécier l’évolution du mouvement colonial.
De retour en France à la fin de 1768, il rend compte de ses observations au gouvernement français.
2- De la mission secrète à l’engagement américain
(1776–1777)
En 1776, de Kalb entre en relation avec Silas Deane, représentant du Congrès américain en France.
Il agit comme émissaire officieux, dans un contexte où la France ne peut pas encore intervenir ouvertement contre la Grande-Bretagne.
Il contribue à convaincre Versailles que l’insurrection a un potentiel sérieux, mais il ne négocie pas de traité et ne dispose d’aucun pouvoir diplomatique formel.
Il accompagne La Fayette dans son projet de rejoindre les insurgés américains.
En 1777, tous deux gagnent l’Amérique à bord de La Victoire et rejoignent l’armée continentale.
3- Engagement dans l’armée continentale
De Kalb arrive en Amérique en 1777 avec Lafayette.
Il est nommé major général de l’armée continentale, fort d'une longue expérience acquise dans les armées européennes (notamment pendant la guerre de Sept Ans).
Campagnes du Nord (1777-1778)
Il sert dans l'armée de George Washington et commande une division.
Il participe aux manœuvres de l’armée continentale dans le nord, apportant discipline, méthode et expérience professionnelle.
Il prend part aux opérations autour de Philadelphie
Il passe une partie du difficile hiver de Valley Forge au sein de l’armée continentale, où il met à profit sa longue expérience militaire acquise dans l’armée française.
Campagne du Sud (1780)
Le principal fait d’armes de de Kalb se situe dans le Sud des colonies.
En 1780, de Kalb conduit vers les Carolines les renforts continentaux du Maryland et du Delaware. Le général Horatio Gates prend ensuite le commandement de l’armée du Sud.
À la bataille de Camden (16 août 1780), de Kalb commande les troupes continentales du centre et de l’aile droite.
Bataille de Camden : héroïsme et mort (1780)
Lorsque la milice américaine s’effondre face à l’attaque britannique, les troupes de de Kalb résistent avec acharnement.
De Kalb est mortellement blessé après avoir reçu de nombreuses blessuresen tentant de rallier ses hommes.
Il meurt quelques jours plus tard, devenant un symbole de courage et de sacrifice pour la cause américaine.
4- Reconnaissance et héritage
George Washington et le Congrès continental saluent officiellement son héroïsme.
Il est enterré avec les honneurs militaires.
De Kalb est considéré comme l’un des officiers étrangers ayant montré la plus grande loyauté et abnégation, sans ambition politique personnelle.
5- Bilan
Les faits d’armes de de Kalb ne reposent pas sur une série de victoires, mais sur :
son expérience militaire au service de l’armée continentale,
son commandement courageux à Camden,
sa mort au combat, qui a durablement marqué les mémoires.
À ce titre, de Kalb incarne l’officier européen expérimenté qui a payé de sa vie son engagement pour l’indépendance américaine.
De Kalb est resté moins célèbreque La Fayette.
Officier plus âgé et expérimenté, il accompagne la cause américaine dès 1777 et sert dans l’armée continentale, mais il ne bénéficie pas de la même proximité durable avec Washington que La Fayette, que Mount Vernon présente comme presque un fils adoptif politique et militaire.
De Kalb se distingue surtout dans la campagne du Sud et à Camden en 1780, où il combat avec courage et est mortellement blessé.
Ainsi, La Fayette est resté célèbre grâce à Yorktown et à sa relation avec Washington, tandis que de Kalb, mort trop tôt, a eu moins de temps pour laisser une trace aussi grande dans l’histoire.
Le marquis de La Fayette
(Gilbert du Motier de La Fayette)
Il a joué un rôle militaire et politique important dans la guerre d’indépendance des États-Unis, même si son influence tient davantage à sa constance, son rôle de liaison et son prestige qu’à des victoires tactiques majeures remportées seul.
1- Engagement précoce (1777)
La Fayette arrive en Amérique en 1777, à seulement 19 ans, et se met volontairement au service du Congrès continental.
Il est nommé major général sans solde, signe de la confiance politique placée en lui plutôt que d’un commandement autonome immédiat.
2- Baptême du feu : bataille de Brandywine (1777)
Lors de la bataille de Brandywine (11 septembre 1777), il se distingue par son sang-froid en couvrant la retraite américaine malgré une blessure à la jambe.
Cet épisode établit sa réputation de courage auprès de George Washington, avec qui il noue une relation de confiance durable.
3- Commandement et actions militaires
Hiver à Valley Forge (1777-1778) : La Fayette soutient Washington dans une période critique, contribuant à maintenir la cohésion de l’armée continentale.
Bataille de Barren Hill (1778) : il évite l’encerclement par une manœuvre habile face à des forces britanniques supérieures, démontrant ses qualités tactiques.
Bataille de Monmouth (1778) : il participe activement à l’un des combats majeurs de la guerre dans le Nord.
4- Rôle stratégique et diplomatique
En 1779, La Fayette retourne en France pour plaider la cause américaine.
Il plaide activement en France pour un renforcement de l’aide militaire aux insurgés.
En 1780, un corps expéditionnaire français commandé par Rochambeau est envoyé en Amérique, tandis que la présence navale française est également renforcée.
5- Campagne de Virginie (1781)
En 1781, La Fayette commande des forces américaines en Virginie face aux troupes britanniques de Cornwallis.
Par une stratégie d’évitement et de harcèlement, il empêche Cornwallis de consolider sa position jusqu’à l’arrivée des forces franco-américaines.
Il joue un rôle important dans la campagne de Virginie et participe au siège de Yorktown, qui aboutit à la capitulation britannique.
6- Bilan
L’importance de La Fayette ne tient pas seulement à ses actions militaires. Officier courageux et fidèle à Washington, il joue également un rôle politique et diplomatique essentiel.
Son rôle de trait d’union entre la France et les États-Unis, sa relation privilégiée avec Washington et son action en Virginie en font l’un des acteurs majeurs de la victoire américaine.
En résumé, son importance tient moins à une succession de victoires personnelles qu’à la continuité de son engagement militaire, diplomatique et politique au service de la cause américaine.
Le baron de Kalb raconté
aux jeunes lecteurs américains en 1906
Ouvrage américain pour la jeunesse de Percy Keese Fitzhugh,
Due to a planned power outage, our services will be reduced today (June 15) starting at 8:30am PDT until the work is complete. We apologize for the inconvenience.
Pages 71-72 : le portrait comparé de La Fayette et de Kalb
Fitzhugh oppose le jeune La Fayette, enthousiaste et épris de liberté, à de Kalb, plus âgé, réfléchi, expérimenté et doté d’une solide formation militaire acquise en Europe. Le texte insiste également sur sa stature imposante et sa présence de soldat.
Le petit marquis français et le gigantesque baron allemand entrèrent d'un pas décidé dans Philadelphie.
Elle oppose volontairement le jeune et frêle La Fayette de 19 ans au grand militaire expérimenté qu’est de Kalb. Elle suggère déjà une relation deprotecteur et de guide, bien avant la publication de la biographie d’A. E. Zucker intitulée General de Kalb, Lafayette’s Mentor.
Le baron de Kalb à Camden :
« Voilà, voilà comment on meurt chez les Kalb ! »
Extrait du roman Notre espion en Amérique d’Arnaud Delalande, publié chez Grasset
Le baron de Kalb en 1777 : un premier jugement sur George Washington
Notice biographique et extrait d’une lettre adressée au comte de Broglie depuis Lancaster, en Pennsylvanie, le 24 septembre 1777.
Extrait de « La Fayette et la guerre d’Indépendance », revue Sources, printemps 2004.
Un général français peu connu : le baron de Kalb (1721-1780)
Héros de l’indépendance américaine
Présentation de l’article d’Edmond Lerville publié dans la Revue historique des armées, n° 162 (1/1986), pages 78 à 87.
Cette étude retrace la carrière de Jean de Kalb, officier d’origine bavaroise devenu général au service de la France, puis major général de l’armée américaine. Elle contribue à rendre sa place à ce héros de la guerre d’Indépendance, demeuré longtemps moins célèbre en France que La Fayette.
de Laurent Paturaud et Esther Gil Daniel Maghen Éditions
Si l’Histoire a retenu le destin de La Fayette, figure héroïque de la guerre d’Indépendance américaine aux côtés de George Washington, ce récit restitue le contexte historique de son premier voyage en Amérique et la place tenue par ses compagnons, parmi lesquels le baron de Kalb et le chevalier du Buysson, héros et narrateur de cette aventure.
Avant l'Hermione, il y eut la Victoire...Au crépuscule du XVIIIe siècle, un vent de révolte souffle sur les treize colonies d'Amérique. Bravant les interdits du roi de France, un jeune officier...
Son épouse Emilied'origine flamande, famille van Robais, manufacturier en draps en Hollande, vint s'établir à Abbeville en 1665 sur la demande de Colbert pour relancer l'industrie dra-pière de luxe en créant la manufacture royale Van Robais, dite des Rames à Abbeville.
construite par Abraham van Robais entre 1752 et 1754.
Le destin tragique de Frédéric de Kalb, guillotiné sous la Terreur à près de 28 ans
Synthèse rédigée avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des archivesfamiliales "fonds de Kalb" et archives judiciaires de la période révolutionnaire conservées aux Archives nationales.
Frédéric de Kalb (1765-1793), fils du baron Jean de Kalb, connut le destin tragique d’une partie de la noblesse pendant la Révolution française. Officier au régiment de Salm-Salm, il fut guillotiné sous la Terreur le 21 brumaire an II (11 novembre 1793), non pour des actions politiques majeures, mais à la suite d’un concours de circonstances malheureuses et de conflits locaux.
Sans ressources pendant la Révolution, Frédéric de Kalb fut contraint de retourner à Milon-la-Chapelle afin de tenter de recouvrer auprès de son métayer du moulin Tournay un loyer impayé depuis 1791. Cette démarche, motivée par ses difficultés personnelles, lui fut fatale. Dénoncé par ce même métayer, il fut victime d’une méprise : son uniforme noir aurait été pris pour la tenue d’un prêtre réfractaire, alors activement pourchassé et considéré comme un ennemi de la Révolution.
Cette dénonciation illustre le caractère arbitraire et parfois opportuniste de certaines accusations portées pendant la Terreur. Des querelles d’intérêts, des conflits personnels ou de simples malentendus pouvaient alors transformer un individu en « ennemi du peuple » et le conduire à la guillotine. Le destin de Frédéric de Kalb constitue ainsi un poignant témoignage des tragédies individuelles survenues durant cette période sombre de l’histoire de France.
La fragilité de la situation des "privilégiés" : Même un retour pour des affaires personnelles, sans intention politique affichée, pouvait se transformer en piège mortel pour un noble ou un ancien officier, surtout s'il n'avait plus les moyens de se défendre ou de se cacher. La pénurie d'argent l'a forcé à se manifester, ce qui a été fatal.
La puissance du métayer : La dénonciation par un métayer (souvent une personne de condition plus modeste) envers son propriétaire illustre les renversements sociaux de la Révolution, où le pouvoir passait des mains des propriétaires et des seigneurs à celles du peuple, qui pouvait user de cette nouvelle influence pour régler d'anciens comptes ou par conviction révolutionnaire.
Cette histoire de Frédéric de Kalb est un cas d'étude poignant qui illustre parfaitement la complexité, la violence et les aspects souvent imprévisibles de la Révolution française et de la Terreur en particulier.
Situation Personnelle et Financière
Ennuis d'Argent : Les documents d'archives indiquent que les ennuis d'argent ont régulièrement ponctué sa vie de garnison. Ce point est crucial, car il est directement lié aux circonstances tragiques de sa mort. C'est le manque de fonds qui l'a poussé à se rendre à Milon-la-Chapelle pour réclamer un loyer à son métayer, conduisant à sa dénonciation.
Perte Familiale : Sa mère, Anna Elizabeth Émilie van Robais, est décédée en 1785, alors que Frédéric n'avait que 20 ans.
En résumé, la période entre 18 et 28 ans de Frédéric de Kalb est celle d'un jeune officier servant dans un régiment étranger au service de la France, luttant contre les difficultés financières qui, ironiquement, allaient le précipiter vers son destin funeste au début de la Terreur en 1793.
C'est une ironie tragique et profondément triste que le fils du Baron Jean de Kalb, un homme qui s'est distingué en combattant pour les libertés et l'indépendance des États-Unis, ait péri sous la Révolution française, au nom d'une liberté qui s'est retournée contre ses propres citoyens.
Le Général de Kalb a donné sa vie pour les idéaux de liberté outre-Atlantique, et son fils, Frédéric, a perdu la sienne dans un contexte où la liberté en France était devenue dévoyée, transformée en un outil de terreur et de suspicion. Ce contraste est saisissant : le père, héros d'une cause noble et universelle, le fils, victime d'un système qui a broyé les individus sur la base de malentendus, de peurs, et d'accusations opportunistes.
Cela met en lumière la complexité et les paradoxes de la Révolution française, qui, tout en proclamant les droits de l'homme et du citoyen, a sombré dans une violence où des vies innocentes, même celles liées à des figures emblématiques de la liberté, ont été fauchées. C'est une page d'histoire qui rappelle que les grandes idéologies peuvent parfois déraper de manière effroyable, avec des conséquences déchirantes pour les individus.
Publication initiale sur le blog de l'AAVRE, le 7 mars 2018 :
Trois articles de Michel Charon : l'un publié dans
Mémoire de Chevreuse en 2013 et les deux autres dans Toutes les Nouvelles, en 2014 et 2015.
- Le baron Jean de Kalb, héros de l’Indépendance
américaine - Mémoire de Chevreuse 2013
- Un héros de l'Indépendance américaine sorti de
l'oubli - Toutes Les Nouvelles du 14 mai 2014
- Le Baron a navigué sur l'Hermione aux cotés de La
Fayette - Toutes Les Nouvelles 29 avril 2015
Cette première publication, accessibleici, réunissait un texte de Michel Charon, président de la Mémoire de Chevreuse, ainsi que deux articles
parus dans Toutes les Nouvelles. Elle était complétée par des photographies d’une statue et d’un buste érigés à la mémoire de Jean de Kalb aux États-Unis, ainsi que par d’autres documents consacrés au navire La Victoire, à l’USS Baron De Kalb, cuirassé de l’Union pendant la guerre de Sécession, et aux six comtés et aux six villes des États-Unis portant le nom de DeKalb.
Ajout du 27 juillet 2026 : le Baron de Kalb
dans le film La Fayette de Jean Dréville (1962)
Mai 2025, aux Etats-Unis :
le 250ᵉ anniversaire de l’U.S. Army
L'année2026 marquera le 250ᵉanniversaire de la Déclaration
d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique.
De Kalb, « Germany » : où est passée la France ?
Pour le 250ᵉ anniversaire de l’U.S. Army en 2025, la campagne Heroes of Two Nations présente de Kalb sous la mention « Germany », en référence à son lieu de naissance, aujourd’hui en Allemagne. Une indication réductrice pour celui qui fit l’essentiel de sa carrière au service de la France et se définissait lui-même comme « officier français avant tout, sujet du Roy ».
Une mention qui aurait mérité d’être revue lors de la validation
historique de la campagne.
Recherches, vérifications et synthèse réalisées avec l’aide de ChatGPT et
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Bernard Vincent, « Lafayette et la guerre d’Indépendance », Sources, no 16, printemps 2004, p. 10.
De Kalb était déjà un officier reconnu et décoré
en France avant l'Amérique
Le National Park Service conserve le portrait de Jean de Kalb
peint par Charles Willson Peale en 1781-1782
Sur son uniforme, Jean de Kalb porte la croix du Mérite militaire, distinction créée par Louis XV en 1759 pour récompenser notamment les officiers protestants étrangers servant dans les armées françaises. Il avait été fait chevalieren 1762, à l'issue de la guerre de Sept Ans.
Avant même de devenir un héros de la guerre d'Indépendance américaine, de Kalb avait déjà été distingué par la monarchie française pour ses services militaires.
À Valley Forge, de Kalb,
représenté ici à gauche de Washington,
partage les épreuves de l’armée américaine
Aux États-Unis, plusieurs monumentshonorent
la mémoire du baron de Kalb
La statue monumentale d’Annapolis dans le Maryland
Cette statue en bronze se trouve devant le Maryland State House,
à Annapolis. Réalisée par le sculpteur Ephraim Keyser, elle a été
inaugurée en 1886. De Kalb y est représenté en uniforme, dans une attitude de commandement, l’épée levée pour entraîner ses soldats.
Le buste de de Kalb à Decatur,
dans l'Etat de Georgie, chef-lieu du comté DeKalb
Offert et restauré par la République fédérale d’Allemagne en 1985.
Il est installé auprès de l’ancien palais de justice du comté DeKalb.
(Old DeKalb County Courthouse)
La statue du baron de Kalb à Camden
Une statue contemporaine en bronze a été installée en 2021
devant le Revolutionary War Visitor Center de Camden.
De Kalb y apparaît debout, dans une attitude plus calme
que sur le monument d’Annapolis, tenant son épée à son côté.
Le buste du baron de Kalb à Camden.
Évocation de la transmission de la mémoire du baron de Kalb aux jeunes générations — image générée avec l’aide de l’intelligence artificielle.
La stèle du champ de bataille de Camden
Cette stèle de granit marque traditionnellement l’endroit où de Kalb aurait été mortellement blessé le 16 août 1780. Elle fut placée au début du XXᵉ siècle par les Daughters of the American Revolution. L’emplacement exact demeure cependant discuté par les historiens.
Le monument funéraire du baron de Kalb à Camden
Caroline du Sud
Cet obélisque se trouve devant la Bethesda Presbyterian Church,
à Camden. Les restes de de Kalb furent transférés sous ce monument
en 1825.
La première pierre fut posée par La Fayette, lors de son voyage triomphal aux États-Unis. Le monument a été conçu par l’architecte Robert Mills.
Il porte notamment cette formule :
«Allemand de naissance, mais citoyen du monde par ses principes.»
En France, une seule plaque commémorative,
aujourd'hui presque effacée
À l'occasion du bicentenaire de sa mort,
une plaque commémorative fût apposée en 1980
sur le mur d'entrée du château de Milon-la-Chapelle.
Ici habita le Général Baron Jean de Kalb Brigadier des Armées du Roi de France Major Général de l'Armée Américaine Mort à la bataille de Camden, en Caroline du Sud, le 19 août 1780 Pour la cause de l'Indépendance Américaine.
Le baron de Kalb et la commémoration de 1980
Milon-la-Chapelle entretient un lien historique singulier avec la guerre d’Indépendance américaine à travers la figure du baron Jean de Kalb. Mortellement blessé à la bataille de Camden en 1780, il demeure étroitement associé à l’histoire locale. Une plaque commémorative apposée au château rappelle encore cet héritage.
Le 14 juin 1980, une importante cérémonie fut organisée à Milon-la-Chapelle à l’occasion du bicentenaire de sa mort. La journée comprenait un service œcuménique célébré dans la chapelle de Milon, le dévoilement d’une plaque au château, en présence notamment de l’attaché militaire de l’ambassade des États-Unis, du maire et de représentants de la famille, ainsi qu’une exposition et une réception au château.
Selon les informations recueillies, environ 176 descendants auraient participé à cette commémoration. La plaque commémorative visible au château aurait été posée à cette occasion.
La commémoration de 1980 reste un moment fort de la mémoire franco-américaine à l’échelle locale.
Plusieurs États lui ont rendu hommage
en donnant son nom à des comtés et des villes.
Six comtés américains
portent le nom de DeKalb County
Image générée avec l'aide de l'IA le 29.07.2026
De Kalb demeure méconnu en France alors que son nom
est inscrit durablement dans la géographie américaine.
En France, une mémoire restée dans l’ombre de La Fayette
Plus âgé et plus expérimenté, de Kalb rejoint la cause américaine en 1777 et sert dans l’armée continentale. Il se distingue particulièrement lors de la campagne du Sud et à la bataille de Camden, en 1780, où il est mortellement blessé.
La Fayette, qui survit à la guerre et participe à la victoire de Yorktown, acquiert une renommée durable en France comme aux États-Unis. De Kalb, mort dès 1780, demeure moins présent dans la mémoire collective française, malgré les nombreux lieux américains qui portent son nom.
L’USS Baron de Kalb,
cuirassé de l’Union pendant la guerre de Sécession
L’USS Baron de Kalb, canonnière fluviale cuirassée de l’Union, fût lancé en 1861 sous le nom d’USS St. Louis. Il fut rebaptisé en 1862 en hommage au général de Kalb.
De Kalb, un nom toujours présent à New York
La Fayette de Jean Dréville :
de Kalb relégué au second plan
Le film La Fayette, réalisé par Jean Dréville et sorti en 1962, est une vaste fresque historique entièrement centrée sur la figure de La Fayette. Il magnifie son engagement dans la guerre d’indépendance américaine, tandis que le général de Kalb, interprété par Wolfgang Preiss, n’apparaît que dans quelques scènes et demeure cantonné à un rôle secondaire.
La Fayette et le général de Kalb rejoignent l’armée de George Washington.
Dans cette scène, les deux hommes se présentent au camp de Washington. Celui-ci s’adresse d’abord à de Kalb, qu’il prend pour La Fayette. De Kalb corrige aussitôt la méprise et lui désigne le jeune marquis.
Cette confusion, utilisée comme un ressort comique, souligne la différence d’âge entre les deux hommes : de Kalb avait près de 56 ans, tandis que La Fayette n’en avait que 19.
De Kalb, au centre, et La Fayette, à droite de l'image,
arrivent au camp de Washington.
Washington accueille de Kalb, qu’il prend d’abord pour La Fayette.
De Kalb corrige la méprise et présente le jeune La Fayette à Washington, qui s’étonne de son jeune âge.
Repérage des extraits du film et vérification des éléments historiques réalisés avec l’aide de l’IA le 27 juillet 2026.
Une représentation qui inverse les rôles historiques.
Au début de leur aventure américaine, le jeune La Fayette bénéficia de l’expérience, des conseils et de l’accompagnement de de Kalb, officier chevronné de trente-six ans son aîné.
Dans l’une des scènes du film, La Fayette demande pour son compagnon une « seconde épaulette », autrement dit le grade de major général. Cinématographiquement, cet épisode valorise la générosité et l’influence du jeune marquis. Historiquement, il place toutefois de Kalb dans une position de dépendance assez trompeuse.
De Kalb n’était nullement un officier débutant protégé par La Fayette :
il avait près de 56 ans, contre 19 ans pour La Fayette ;
il possédait plus de trente années d’expérience militaire ;
il avait combattu pendant la guerre de Sept Ans ;
il avait déjà effectué, en 1768, une mission secrète d’observation dans les colonies américaines ;
il avait négocié son engagement comme major général avant son départ pour l’Amérique.
Une inversion de la relation réelle
À l’écran, de Kalb apparaît comme un compagnon âgé auquel La Fayette vient en aide. Dans la réalité, il fut d’abord l’officier expérimenté qui conseilla et accompagna les premiers pas du très jeune La Fayette.
La Fayette disposait certes de son nom, de sa fortune, de ses relations et d’une remarquable capacité à se mettre en valeur. Il obtint rapidement une proximité exceptionnelle avec George Washington. Mais, au moment de leur départ de France, l’expérience militaire, la connaissance de l’Amérique et la maturité appartenaient incontestablement à de Kalb.
Le film efface également la carrière militaire autonome de ce dernier. De Kalb commanda une division à Valley Forge, reçut ensuite un commandement dans l’armée du Sud et mourut en 1780 des blessures reçues à la bataille de Camden. Il ne fut donc pas seulement « l’accompagnateur de La Fayette », mais un général de l’armée continentale ayant suivi sa propre trajectoire.
Le seul séquoia milonais
tombe dans l'oubli
Visible autrefois depuis le chemin reliant le village de Milon au hameau de La Lorioterie, ce séquoia se dressait dans la partie basse du parc de la Fondation Anne-de-Gaulle, au château de Vertcœur.
En raison de son âge, il était l’un des jeunes plants américains que Jean de Kalb avait envoyés à son épouse pour leur domaine.
Cet arbre remarquable, non classé au PLU, a été abattu en juin 2020.
Mise à jour réalisée en juin 2026 avec l’aide de ChatGPT,
complétée par des informations issues de Wikipédia.
L'avenir de notre village est une chose sérieuse, mais il n'est pas interdit de rire une peu. Pour le cinéma, vous connaissiez les Oscars aux État Unis et les Césars en France. Pour les program...
Comme vous le savez sans doute, le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Saint-Lambert-des-Bois est en cours d’enquête publique. L’enquête se termine le 5 mars prochain.
Vous trouverez toutes les informations utiles sur la page du site de la mairie de Saint-Lambert à :http://www.saintlambertdesbois.fr, rubrique Actualités.
Si vous souhaitez faire des observations ou des remarques, un registre physique est disponible en mairie ; il y a aussi un formulaire informatique à l’adresse de la Mairie de Saint-Lambert ci-dessus. Vous pouvez également adresser vos observations par messagerie électronique à l’attention du commissaire enquêteur à : enquetepublique.saint.lambert@gmail.com
A ce jour, 23 avis ont été émis par 7 personnes et peuvent être lus sur le site Internet de la Mairie à la rubrique "Actualités" puis Enquête publique du PLU (1/2) et (2/2).
Plus de la moitié portent sur des problèmes concernant le bon déroulement de l'enquête, le reste sur des règles d’urbanisme, et en particulier plusieurs avis défavorables à la réalisation de la station de traitements des eaux usées (la STEP), aux environs du Rhodon et des habitations.
Le dossier comporte de nombreux documents, dont certains sont assez volumineux et peuvent paraître rébarbatifs. Les documents les plus importants sont :
- 2. Le PADD (Plan d'Aménagement et de Développement durable) - 3. L’OAP Saint Lambert (Orientations d’Aménagement et de Programmation) - 4.1 Le Règlement écrit - 4.2 Le Règlement graphique - 5.1.2 Le Zonage Assainissement (ce document est celui mis en enquête publique en mai-juin 2017)
Ce PLU vise à définir l'avenir architectural, environnemental et démographique de notre village pour la décennie à venir.
Il est très important de donner votre avis sur les points sensibles du dossier :
Modification du zonage
Modification des règles d’urbanisme (COS, surface minimum des terrains constructibles, hauteurs des constructions, limites séparatives, clôtures…)
L’implantation de la STEP (*)(station de traitement des eaux usées) dans une zone naturelle, inondable et à proximité du Rhodon et proche des habitations.
Absence de l’avis du Parc Naturel de la Haute-Vallée de Chevreuse au PLU (pour le consulter, voir l’adresse donnée dans les observations portées sur le registre d’enquête publique ou sur le forum de Saint-Lambertou surle blog de l’aavre; nombre d’entre elles reprennent les arguments de cet avis)avis important d’autant plus que la vallée est en site classé.
Les points soulevés par les avis de 7 Commissions et de 2 communes (DDT, ABF, ARS, CD78, CLE SAGE, DRIEE, SIAHVY, Mairie de Milon, Maire du Mesnil) accessibles dans le dossier PLU à la rubrique « Avis des personnes publiques et associées et consultées ».
(*) Cette station fait aujourd’hui l’objet de deux requêtes devant le Tribunal Administratif de Versailles. Il est instructif de consulter ces deux requêtes qui sont annexées à deux observations portées sur le registre des observations.
IL EST DONC IMPORTANT QUE VOUS VOUS EXPRIMIEZ
SUR CE DOSSIER.
Après la fin de l'enquête il sera trop tard. A minima vous pouvez simplement apporter votre contribution à une remarque déjà postée, en indiquant le nom de l'émetteur et la date.
"Toute personne pourra sur sa demande et à ses frais, obtenir communication du dossier d'enquête publique auprès du siège de la mairie de Saint Lambert des Bois dès la publication du présent ...
Un PLU me semblait être un bon moyen de réglementer une évolution locale nécessaire,mais dans le sens d'une protection architecturale et environnementale en respectant les caractéristiques du ...
La source, le centre de Port-Royal, l'hôtel et le logis, ils sont implantés dans le périmètre du site classé (le cimetière), du site inscrit (l'Eglise) au titre des MH et dans la vallée du R...
Nous nous félicitons bien évidemment de cette prise de position, malheureusement quelque peu tardive puisque plusieurs intervenants avaient déjà demandé la publication de ces avis dès le 30/01/2018 en postant des remarques sur le registre de l'enquête publique ou en sollicitant directement l'intervention de Monsieur le Commissaire Enquêteur. Si La Saint Lambert s'intéressait quelque peu à cette enquête qui engage l'avenir à moyen et long terme de notre village, elle aurait pu faire cette démarche bien avant.
Par ailleurs les termes de cette requête semblent quelque peu timides.
Il est fait mention d'un problème de respect des délais, sans référence au problème de respect de la parole donnée à l'origine de cet état de fait.
En ce qui concerne la pertinence des remarques :
Si par « pertinence » on entend qu'elles doivent être prises en compte dans le débat, la question ne se pose même pas. La commune de Saint Lambert fait partie intégrante du Parc Naturel Régional et de ce fait les remarques du PNR sur le PLU sont implicitement recevables et pertinentes.
Si par « pertinence », on sous-entend « favorable » cela pose évidemment un problème d'éthique du débat. Si seules les parties prenantes ayant des avis favorables ont le droit de cité et qu'on s'octroie le droit d'exclure à priori les oppositions, par quelque artifice que ce soit, afin d'interdire aux citoyens d'y avoir accès et de se forger leur propre opinion, le débat n'a plus rien de démocratique.
Nous sommes au moins totalement d'accord sur la nécessité de transparence et de diffusion sans entraves des informations. Nous nous battons pour cela depuis le début de cette enquête. Le registre des observations en porte témoignage.
La Saint Lambert, en la personne de son Président Monsieur Claude Chapuis, s'est enfin exprimée sur ce sujet en envoyant le message suivant à Monsieur le Maire de Saint Lambert : Monsieur Bernar...
Chers concitoyens, habitants de Saint Lambert des Bois, Comme vous avez pu le constater, si vous vous intéressez à l'enquête publique en cours sur le projet de PLU de la commune, l'avis du Parc ...
Requête et mémoire pour L'a.a.v.r.e. déposés le 6 décembre
M. Michel Gasquet, le Commissaire-enquêteur, sera présent en mairie pour recevoir
les observations orales et écrites du public
au dates et horaires suivantes:
- le lundi 8 janvier 2018 de 14H à 16H30,
- le jeudi 25 janvier 2018 de 14H à 16H30,
- le jeudi 8 février 2018 de 14H à 16H30,
- le jeudi 22 février 2018 de 14H à 16H30
Suite à diverses irrégularités ou retards
de mise à disposition de documents,
l'enquête publique à été une nouvelle fois prolongée à la demande
du Commissaire-enquêteur.
L’enquête publique, commencée le 8 janvier 2018 se prolongera jusqu’au 5 mars 2018.
Comme vous le savez sans doute, le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Saint Lambert est en cours d’enquête publique. Cette consultation est prolongée jusqu'au 22 février.
A ce jour, 17 avis ont été émis par 4 personnes et d'autres sont en attente de validation par le commissaire enquêteur. Plus de la moitié portent sur des problèmes concernant le bon déroulement de l'enquête.
Le dossier comporte de nombreuses pièces, dont certaines sont assez volumineuses et peuvent paraître rébarbatives. Les pièces du PLU les plus importantes sont:
- Pièce 2. le PADD (Plan d'Aménagement et de Développement durable - Pièce 3. OAP Saint Lambert - Pièce 4.1 Règlement écrit - Pièce 4.2 Règlement graphique - Pièce 5.1.2 Zonage Assainissement (ce document est celui mis en enquête en mai-juin 2017)
Ce PLU vise à définir l'avenir architectural, environnemental et démographique de notre village pour la décennie à venir. IL EST DONC IMPORTANT QUE VOUS EXPRIMIEZ SUR CE DOSSIER. Après la fin de l'enquête il sera trop tard.
A minima vous pouvez simplement apporter votre adhésion à une remarque déjà postée, en indiquant le nom de l'émetteur et la date.
M. Michel Gasquet, le commissaire-enquêteur, sera présent en mairie pour recevoir les observations orales et écrites du public au dates et horaires suivantes:
- le lundi 8 janvier 2018 de 14 H à 16 H30,
- le jeudi 25 janvier 2018 de 14 H à 16 H30,
- le jeudi 8 février 2018 de 14 H à 16 H30,
- le jeudi 22 février 2018 de 14 H à 16 H30